L’internationalisation, le nouveau cap des start up algériennes

L’internationalisation est le nouveau cap des start up algériennes avec l’amélioration de l’écosystème et l’introduction de la 5G.
Pour les start up algérienne l’internationalisation apparaît aujourd’hui comme une étape incontournable pour assurer leur pérennité et accéléré leur croissance. Leur capacité à répondre aux besoins du marché algérien s’accompagne désormais par une ambition accrue d’exporter leurs offres et leurs compétences au-delà des frontières. Pour la plupart des startups participantes à la 4e édition de la Conférence africaine des start-up (ASC 2025) qui se déroule au CIC jusqu’au 8 décembre courant, cette objectif n’est plus une idée lointaine.
La 5G devrait favoriser de nouveaux projets innovants
Avec l’arrivée de la 5G et toutes les mesures incitatives mises en place par les pouvoirs publics, l’écosystème des startups connaîtra, selon elles, une expansion et s’imposera comme un véritable hub régional technologique. L’Algérie compte aujourd’hui, 13.000 start-up, selon le chiffre avancé par le Chef de l’État dans une allocution d’ouverture de cet événement continental, et prévoit d’ en atteindre 20.000 d’ici 2029.
Huawei Algérie est parmi les acteurs impliqués dans ce processus. Selon son responsable des relations publiques, Adel Hadji, Huawei participe à cette 4e édition en tant que partenaire d’Algeria Venture qui est un accélérateur des startups et du ministère des startups. «Nous sommes en train d’accompagner les startups algériennes pour qu’elles évoluent à travers le monde, mais aussi à travers des solutions technologiques et innovantes dans tout ce qui concerne l’intelligence artificielle, le cloud et les domaines innovants tels que l’agriculture intelligente, l’industrie, le transport, la santé et l’éducation», explique Hadji. Il fait savoir que le lancement de la 5G devrait favoriser l’émergence de nouveaux projet innovants.
Priorité au marché local puis l’international
Pour Volz, une start up, créée en 2023, spécialisation dans la vente de billetterie, l’objectif principal est d’augmenter leur part de marché et de se développer en interne. Son CEO Mahdi Sila indique que «la strat-up a commencé avec 4 personnes et aujourd’hui elle emploie une soixantaine de personnes. Notre objectif est de répondre au marché algérien avec la perspective de s’ouvrir au marché international».
Même son de cloche chez Samir Benour, responsable commercial de la startup LabLabee. C’est une plateforme de formation en ligne. «Notre plateforme fournit des environnements d’apprentissage pratiques permettant à l’ingénieur ou à l’étudiant d’être en immersion directe dans des nouvelles technologies telles que la 5G, la 4G, le cloud ou la cybersécurité», explique-t-il. Il fait savoir que cette conférence offre de nombreuses opportunités intéressantes à plus d’un titre. «Lors de la 1e journée nous avons rencontré des personnes très intéressantes, intervenant à l’échelle africaine. C’est un marché que nous ciblons justement», signale-t-il.
Des solutions digitales à la portée de tous
Safouane Ladada, représentant de la start up Taslim, une application qui met en relation les expéditeurs et transporteurs, crée en 2020, souligne lui aussi que l’objectif tracé par son entreprise est de grandir en interne et de doubler son chiffre d’affaires. «L’écosystème des start up évolue de manière palpable et positive», indique-t-il. Cela étant dit, la start up prévoit d’investir les marchés extérieurs. «Nous avons un projet d’acquisition de semi-remorque pour assurer des exportations vers les pays africains».
Le même objectif est partagé par Bay, une entreprise spécialisée dans les finances technologique depuis une vingtaine d’années. Elle apporte des solutions digital banking pour faciliter les transactions et le suivi financier des comptes bancaires. «Lors de cette édition, nous vulgarisons notre dernière offre dans la fintech qui permettra aux algériens de créer des comptes sans se déplacer au niveau de la banque. Nous sommes déjà à l’international et notre objectif est d’exporter notre expérience».
Wassila Ould Hamouda