Accord de paix en Éthiopie: L’issue conforte l’approche algérienne

Un accord de paix entre le gouvernement d’Amhara et l’Organisation FANO est signé en Éthiopie. L’issue conforte l’approche algérienne.
En plus de la touche de la diplomatie algérienne dans l’issue heureuse des négociations, l’accord résonne comme un écho au plaidoyer de l’Algérie pour des solutions africaines aux conflits que vit le continent, loin de toute ingérence étrangère.
Un pas en avant pour l’avenir de l’Éthiopie
Un accord de paix «durable» a été signé entre le gouvernement régional éthiopien d’Amhara et l’Organisation populaire Fano d’Amhara, en présence de l’ambassadrice Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA). Les négociations entre les 2 parties en vue de conclure cet accord ont été précédées par des discussions menées sous l’égide de l’UA et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).
Mme Haddadi a indiqué, à cette occasion, que l’accord constituait un pas en avant pour l’avenir de l’Éthiopie. Cet accord ne confirme pas moins l’approche de l’Algérie pour des solutions africaines aux conflits africains. Comme elle conforte le plaidoyer de l’Algérie pour la résolution des conflits sous l’égide de l’Union africaine.
Des solutions africaines pour des maux africains
Dans ce registre, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a appelé à redoubler d’efforts afin de formuler des solutions africaines pour guérir les maux africains. Dans son intervention à l’ouverture des travaux de la 12e session du Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, abrité par l’Algérie, Attaf a appelé à faire de cette édition une occasion pour renouveler l’engagement à plaider d’une seule et même voix les priorités africaines au sein du Conseil de sécurité des Nations unies et dans les différents espaces de l’action multilatérale internationale.
Le ministre d’État a, également, appelé à ce que cette conférence soit l’opportunité de « renouveler l’engagement à poursuivre la mobilisation pour mettre fin à la marginalisation de l’Afrique dans les différents cercles et centres de décision internationaux ». Attaf a jugé, dans ce contexte, que l’Afrique a aujourd’hui « plus que jamais besoin de renforcer son rôle diplomatique, de concevoir et de mettre en œuvre des solutions africaines aux problèmes africains« , et de « raviver sa tradition diplomatique » dont l’efficacité « a été démontrée tout au long de son histoire récente et plus ancienne« , rappelant que celle-ci repose sur un dialogue constructif avec toutes les parties prenantes et animée par des initiatives de médiation proactive permettant de prévenir l’escalade et d’éviter la complexification des crises.
De son côté, le représentant de l’UA aux Nations unies à New York, Mohamed Idris, a affirmé que le continent africain est confronté à des défis multiples et importants voire très complexes en matière de paix et de sécurité, d’où l’impératif d’une mobilisation et de l’unification des efforts, afin de discuter de ces questions en toute franchise et clarté et de chercher des solutions africaines aux problèmes du continent.
« La paix profite à tous »
À propos de cet accord qui ouvre des perspectives de paix pour l’Éthiopie, le chef de l’administration locale d’Amhara, Arega Kebede, a déclaré qu’il s’agit d’ »un jour historique et d’un jour de paix pour les populations de notre région« . Il a ajouté qu’il n’y avait « ni vainqueur ni vaincu dans un conflit, la paix profite à tous, et cet accord apportera un grand soulagement aux populations éprises de paix« . Il a également exprimé, au nom du gouvernement, sa reconnaissance et son respect envers ceux qui ont répondu à l’appel du peuple et du gouvernement, et se sont engagés à instaurer une paix durable.
De son côté, le capitaine Masresha Sete, signataire de l’accord au nom de l’Organisation populaire Fano d’Amhara, a déclaré que le dialogue et la négociation sont la clé de la résolution de tout conflit, estimant que le règlement des problèmes et des divergences par la discussion est un acte de sagesse et non un échec politique.
Amirouche Yazid