Le gouvernorat d’El Qods met en garde contre un dangereux projet colonial

Le gouvernorat d’El Qods met en garde contre un dangereux projet colonial orchestré par les autorités d’occupation sionistes.

Ce plan vise à établir une colonie massive sur le site de l’ancien aéroport international d’El Qods, au nord de la ville. Le gouvernorat d’El Qods considère ce projet comme une escalade dangereuse de la politique coloniale, ayant pour objectif direct de couper El Qods-Est de son arrière-pays palestinien.

Dans un communiqué cité lundi par l’agence de presse Wafa, le gouvernorat indique que ce projet rompt la continuité géographique et démographique entre El Qods et Ramallah, tentant d’imposer de nouvelles réalités coloniales qui compromettent toute perspective politique fondée sur une solution à deux États et empêchent le développement d’El Qods-Est en tant que centre urbain et politique pour l’État palestinien.

Une menace directe pour l’espace urbain palestinien

Le gouvernorat  explique, dans ce texte, que ce projet colonial vise à établir environ 9.000 logements au cœur d’une zone urbaine palestinienne densément peuplée englobant Kafr Aqab, Qalandiya, Al-Ram, Beit Hanina et Bir Nabala. Ce projet constitue une menace directe pour l’espace urbain palestinien intégré au nord d’El Qods et aggrave la politique de séparation et d’isolement imposée à la ville et à ses environs.

Selon la même source, le prétendu
«Comité sioniste de planification et de construction des districts» entend tenir une session demain 17 décembre 2025 afin d’examiner l’avancement du plan n°101-0764936. Cette session pourrait aboutir à l’approbation des principes fondamentaux du plan, notamment la répartition des espaces commerciaux et publics, malgré l’échec des tentatives précédentes en 2021, dû aux objections officielles des ministères sionistes de la Protection de l’environnement et de la Santé.

Manœuvre visant à accélérer la mise en œuvre du projet colonial

Le gouvernorat note, selon Wafa que le ministère sioniste des Finances avait sollicité, en décembre 2025, l’approbation de la commission des finances de la Knesset pour le transfert de 16 millions de shekels au ministère de la Protection de l’environnement, sous prétexte de «réhabilitation des terrains contaminés», y compris l’aéroport international d’El Qods. Cette manœuvre vise en réalité à lever ce qui est qualifié d’obstacles environnementaux artificiels et à accélérer la mise en œuvre de ce projet colonial.

Le gouvernorat d’El Qods ajoute que la majorité des terres concernées par le plan sont classées comme «terres domaniales» depuis le mandat britannique, malgré l’existence de vastes étendues de terres palestiniennes privées que l’occupation entend soumettre à des procédures d’unification et de division forcées sans le consentement des propriétaires, en violation flagrante du droit de propriété.

Un plan qui créerait une enclave coloniale

Le gouvernorat d’El Qods avertit, dans ledit texte, que la mise en œuvre de ce plan créerait une enclave coloniale qui couperait El Qods-Nord de son environnement palestinien et accentuerait la politique de fragmentation de la ville.

Il affirme, enfin,  qu’il continuerait de dénoncer ce plan et d’interpeller la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains, le considérant comme une violation flagrante du droit international et des résolutions de la légitimité internationale.

Synthèse Samira C.

 

 

Bouton retour en haut de la page