Nouvelles violations de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza

De nouvelles violations sionistes de l’accord de cessez-le-feu ont été enregistrées, vendredi, dans la bande palestinienne de Ghaza.
L’aviation de guerre sioniste a mené, à l’aube, de violentes frappes sur la ville de Khan Younès, au sud de la bande de Ghaza, tandis que les bombardements d’artillerie et les opérations de destruction se poursuivaient dans plusieurs zones de l’est du territoire, a rapporté l’agence de presse Wafa.
Selon des sources locales citées par Wafa, l’armée d’occupation a effectué au moins quatre frappes aériennes visant les secteurs est et sud de Khan Younès, parallèlement à des tirs nourris d’hélicoptères et de véhicules militaires à l’est et au sud de la ville. Les vedettes militaires sionistes ont également tiré de manière soutenue au large des côtes de Khan Younès.
Dans la ville de Ghaza, au centre de l’enclave, les forces sionistes ont procédé à d’importantes opérations de dynamitage visant des habitations dans les quartiers orientaux, tandis que l’aviation menait une autre frappe dans la même zone. À Rafah (sud), des hélicoptères de l’armée sioniste ont ouvert un feu intense sur plusieurs quartiers de la ville, selon la même source.
Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 406 Palestiniens ont été tués et plus de 1.118 autres blessés, a indiqué Wafa, citant des sources locales.
L’hôpital Al-Awda sans électricité
L’hôpital Al-Awda, situé dans le camp de réfugiés de Nuseirat, au sud de la bande de Ghaza, a été privé d’électricité jeudi soir en raison d’une pénurie de carburant, mettant en danger la vie de dizaines de patients, ont rapporté des médias palestiniens.
« Cette situation est intervenue suite au refus de l’entité sioniste de permettre l’acheminement des quantités de carburant pourtant prévues par l’accord de cessez-le-feu », ont précisé les mêmes sources.
Selon des sources médicales de l’hôpital, « les générateurs se sont complètement arrêtés après avoir épuisé leurs réserves de carburant ». La panne de courant a touché tous les services, à l’exception de ceux disposant de batteries de secours, alors même que le nombre de nouveaux patients et de cas critiques continue d’augmenter.
La direction de l’hôpital a averti que « cette coupure prolongée met en danger la vie des patients, notamment dans les services de soins intensifs, de pédiatrie et de chirurgie ». Elle a appelé les organisations internationales et les agences humanitaires à intervenir immédiatement et à faire pression sur les autorités d’occupation afin d’autoriser l’acheminement du carburant nécessaire au fonctionnement des générateurs.
Médecins du Monde dénonce les nouvelles règles imposées aux ONG
Alors que les Palestiniens de Ghaza ont un besoin urgent d’aide humanitaire, notamment dans le secteur de la santé, l’entité sioniste impose de nouvelles règles d’enregistrement des ONG, a dénoncé l’organisation Médecins du Monde. Celle-ci estime que la remise en cause croissante du travail humanitaire s’inscrit dans une stratégie de « délégitimation » de long terme.
« Aujourd’hui, l’entité sioniste est dans un processus de délégitimation des ONG qui n’est pas nouveau », a déclaré, jeudi dernier, le président de l’organisation, Jean-François Corty, évoquant en premier lieu les lourdes pertes humaines.
Selon lui, ce processus a commencé par « le fait de nous tuer », avant de se poursuivre par l’entrave à l’entrée de l’aide humanitaire de manière proportionnée depuis deux ans. Il a cité notamment les pertes humaines au sein de l’UNRWA, de Médecins du Monde et de Médecins sans frontières.
D’après l’ONG, depuis octobre 2023, plus de 400 travailleurs humanitaires et plus de 1.300 professionnels de santé ont été tués à Ghaza. Jean-François Corty a également mis en cause les restrictions imposées à l’information, soulignant que ces mesures rendent plus difficile le travail des journalistes et des organisations humanitaires, engagées à la fois dans l’action sur le terrain et le témoignage.
Synthèse Samira C.