Les formations politiques saluent l’adoption de la nouvelle loi sur les partis

Un «acquis démocratique» avant les élections de 2026

L’approbation du projet de loi organique relatif aux partis politiques en conseil des ministres a été saluée avec enthousiasme par les formations politiques.

Le nouveau cadre législatif, très attendu, a été accueilli comme un acquis démocratique susceptible d’ouvrir la voie à une restructuration profonde de la vie partisane, notamment en prévision des prochaines élections locales et législatives.

Le président souligne l’importance du dialogue et du consensus

Il convient de souligner que le président de la République accorde une importance particulière au nouveau texte sur les partis politiques, fruit d’une maturation approfondie entamée il y a près de deux ans. Depuis son annonce initiale en août 2023, ce projet a fait l’objet d’une démarche consultative marquée par des rencontres régulières avec les formations politiques, des appels répétés à une participation large et constructive, ainsi que des ajustements successifs intégrant les propositions des partis.

Le chef de l’État a lui-même souligné, à plusieurs reprises, que l’adoption d’une loi aussi fondamentale ne pouvait se faire sans l’implication effective de ses principaux destinataires. Cette exigence de dialogue, de rigueur et de consensus a conduit à l’approbation, dimanche dernier, d’un texte que le président Abdelmadjid Tebboune qualifie de «l’un des plus démocratiques», traduisant ainsi la priorité accordée à une refondation encadrée et inclusive de la vie politique.

Le FLN salue une étape décisive pour la relance du paysage politique

Les réactions des partis politiques n’ont pas tardé, après l’approbation du projet en Conseil des ministres. Le Front de libération nationale (FLN) a exprimé sa grande satisfaction et sa profonde fierté face aux conclusions de la réunion présidée par le président de la République, estimant qu’elles consacrent, une fois de plus, une volonté politique sincère visant à construire un État fort par ses institutions, ferme dans ses choix et engagé au service de l’intérêt national et du citoyen.

Le FLN a salué l’approbation du projet de loi organique relatif aux partis politiques, la considérant comme une étape décisive et qualitative dans le processus de relance du paysage politique national, fondé sur l’intégrité, la transparence, la discipline et la responsabilité. Selon lui, ce texte mettra définitivement un terme aux pratiques anciennes et instaurera une concurrence politique loyale, capable de restaurer la confiance dans l’action partisane et de renforcer le front intérieur.

Le même parti a également approuvé les réformes structurelles profondes que le président de la République continue de concrétiser, lesquelles ont produit, selon lui, des résultats positifs et tangibles sur les plans politique, économique, social et culturel. Il a renouvelé, à ce titre, son soutien ferme et inconditionnel à toutes les décisions souveraines prises par le chef de l’État, saluant son engagement constant à promouvoir la vie politique, à renforcer le processus économique national et à guider l’Algérie vers des horizons de développement global et de stabilité durable.

El Moustakbal soutient la vision de réforme et la consolidation de l’État

De son côté, le parti El Moustakbal a suivi avec attention les conclusions de la réunion du Conseil des ministres et les décisions stratégiques qui en ont découlé, estimant qu’elles reflètent la vision politique de l’Algérie et sa détermination à poursuivre la voie de la réforme approfondie et à consolider les fondements d’un État fort, juste et souverain.

Le parti a considéré ce texte comme une pierre angulaire dans la refonte du paysage politique national et une avancée qualitative vers l’ancrage d’une pratique politique de haut niveau, fondée sur l’intégrité, la transparence, la responsabilité et une concurrence loyale, garantissant une pluralité authentique et prémunissant l’action partisane contre toute forme de dérive ou d’instrumentalisation illégitime.

Le Front El Moustakbal a estimé que ce texte jette les bases d’une nouvelle ère dans l’action partisane, fondée sur la clarté dans l’organisation et le financement, la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes adressé à la famille politique.

El Bina approuve un acquis majeur pour l’action partisane

Selon El Bina, cette réforme contribuera à consolider la démocratie authentique prônée par la Déclaration du 1er Novembre et à ouvrir des perspectives de participation aux compétences nationales et à la jeunesse. Cette orientation est, selon lui, de nature à renforcer la confiance entre le citoyen et les institutions partisanes, à consolider le front intérieur et à servir les intérêts suprêmes du pays.

Pour sa part, le Mouvement El Bina a également suivi avec attention les conclusions de la réunion du Conseil des ministres, dont l’ordre du jour portait sur l’examen de projets de lois organiques et d’amendements constitutionnels techniques visant à consolider et renforcer les acquis démocratiques en Algérie, notamment les deux lois organiques relatives aux partis politiques et au régime électoral.

Bengrina met en avant la transparence et la stabilité du régime électoral

Le Mouvement a salué l’approbation du projet de loi organique relatif aux partis politiques, considérant ce texte comme un acquis majeur pour l’action partisane en Algérie, et a félicité le président de la République pour son engagement à honorer l’engagement présidentiel en faveur de l’Algérie nouvelle.

Le parti de Bengrina a également noté avec satisfaction la décision de reporter la révision de la loi organique relative au régime électoral jusqu’à l’achèvement de l’amendement technique de la Constitution, estimant que cette approche garantit un traitement approprié des textes exigeant une vision globale, tenant compte des dimensions politiques et juridiques.

Cette démarche vise, selon lui, à assurer la sécurité juridique, renforcer le consensus national, consacrer la transparence et l’intégrité électorales et garantir l’efficacité des organes chargés de superviser le processus électoral. Selon les informations disponibles sur le contenu du texte, parmi les principales dispositions figurent la lutte contre le nomadisme politique, avec la perte du siège pour tout élu changeant de parti, l’instauration de quotas en faveur des femmes et des jeunes, la limitation des mandats de direction à deux mandats consécutifs, l’obligation de transparence financière, ainsi que des sanctions pouvant atteindre 600.000 DA en cas d’infraction.

En adoptant le projet de loi organique sur les partis politiques, une étape majeure a ainsi été franchie dans la réforme du cadre institutionnel de la vie politique. Porté par une volonté présidentielle claire et inclusive, ce texte marque une rupture avec les pratiques anciennes et ouvre la voie à une nouvelle ère de responsabilité, de transparence et de crédibilité politique. Salué par les partis, il constitue désormais le socle d’un pacte démocratique renouvelé, à quelques mois d’échéances électorales décisives, avec pour enjeu central sa traduction concrète sur le terrain.

Aya Malak

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