Tebboune sur l’ajustement des missions de l’ANIE: «Il faut approfondir l’étude»

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a donné instruction, dimanche, de renforcer l’acquis démocratique en matière électorale que représente l’ANIE.
Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné, dimanche à l’occasion de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée, le report de l’amendement technique de la Constitution pour en approfondir l’examen et renforcer ainsi l’acquis démocratique en matière électorale que représente l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).
L’ANIE au cœur des nouveaux ajustements
Il s’agit d’approfondir la réflexion pour un meilleur encadrement des missions de l’ANIE devenue depuis sa création comme un acteur important dans le déroulement de tout processus électoral. Il faut noter, dans ce registre, que le président Tebboune, a annoncé une révision de la loi électorale «dans certains de ses aspects techniques», ainsi que des réajustements dans les missions de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).
C’était au mois de septembre à l’occasion de son entrevue périodique avec les représentants de la presse nationale. Il a souligné alors les prochaines élections législatives et locales seront organisées dans les délais prévus. Ce qui a donné lieu à un entrain de l’activité partisane. Les formations politiques sont, depuis, dans le vif de la compétition électorale. Le chef de l’État a expliqué, par la même occasion, les objectifs attendus à travers les réformes électorales et territoriales en cours.
Le chef de l’État fixe les objectifs
Ces réformes répondent, en effet, à objectif de garantir la transparence et la crédibilité des scrutins tout en renforçant l’efficience de la gouvernance locale. Il a annoncé devant les journalistes que les propositions ayant trait à la révision de l’actuelle loi seront soumises prochainement à l’APN pour examen et enrichissement.
Des propositions en vertus desquelles, précise-t-il, l’Autorité ANIE sera chargée exclusivement de la transparence et à la régularité du processus électoral, alors que la logistique matérielle reviendra au ministère de l’Intérieur. «C’est une question d’administration, a-t-il tranché. L’ANIE doit rester l’organe de la transparence, pas une structure de gestion», a-t-il expliqué. Ce qui atteste du rôle central que joue l’ANIE à l’occasion de chaque scrutin.
En effet, acteur essentiel dans le processus électoral en cours avec la révision des listes électorales, l’ANIE semble, à travers l’effort de communication qu’elle accomplit, fructifier son apprentissage en matière d’encadrement et de contrôle des scrutins. Sur le terrain, l’Autorité nationale indépendante des élections tend à tenir véritablement sa mission. Y compris dans ce qui relève de la communication et d’explication des différentes étapes de l’opération.
Ancrer la transparence des scrutins
Créée en septembre 2019, l’ANIE est investi d’une lourde mission qui consiste à gérer la préparation des élections jusqu’à la proclamation des résultats préliminaires. D’où l’activisme dès la convocation du corps électoral, ne lésine pas sur l’effort pour vulgariser les étapes et les textes encadrant tout l’opération de vote. En plus du souci de la crédibilité du scrutin, l’ANIE constamment en avant les atouts de l’ANIE dans l’accomplissement de ses missions. Le responsable a fait état d’un plan de développement stratégique de l’ANIE 2022-2024.
Le plan en question a été élaboré pour moderniser la gestion du processus électoral et l’adapter aux développements technologiques. Il s’agit de tirer profit des avantages qu’offrent ces derniers et à travers la formation du potentiel humain afin de garantir l’intégrité et la transparence des échéances électorales.
À l’évidence, les acquis de l’ANIE à travers les scrutins «ont renforcé l’intégrité et la transparence» du processus électoral. Une avancée que l’ANIE œuvre à accompagner par un effort de pédagogie et de communication très utile en contexte électoral. La décision du chef de l’État répond ainsi au souci de fructifier l’apport de l’ANIE dans l’encadrement des futures échéances électorales prévues en 2026. Il s’agit notamment des élections législatives et locales. Deux rendez-vous qui seront manifestement marqués par une forte participation des partis politiques qui ont annoncé qu’ils seront de la partie. Ce qui augure d’un scrutin ouvert et disputé.
Amirouche Yazid