Des besoins urgents en infrastructures à Zemmouri

Plusieurs quartiers de la commune de Zemmouri connaissent un manque flagrant en matière de développement, notamment en ce qui concerne l’amélioration des conditions de vie.
Dans ce contexte, les habitants de la cité «Hadj Ahmed», tout comme ceux de plusieurs autres quartiers de la ville de Zemmouri, lancent un appel aux autorités locales pour l’inscription et l’engagement d’opérations d’aménagement et de réhabilitation de structures pouvant améliorer le cadre de vie. Ainsi, ils demandent une alimentation en eau potable (AEP) régulière, la réhabilitation du réseau d’assainissement et la réalisation d’infrastructures éducatives, sportives et culturelles, notamment pour les écoliers et les jeunes.
Proche de la RN24 et facilement accessible, les habitants de ce quartier indiquent que leur cité est dépourvue de toutes infrastructures socioéducatives, notamment au profit de leurs enfants qui parcourent plusieurs kilomètres pour se rendre à l’école ainsi que l’absence de structures susceptibles d’apporter quelques satisfactions aux jeux de la région, notamment en matière de pratique sportive et autres.
Des routes dégradées et un assainissement vétuste
Dans ce sillage, le président de l’association Essalem du quartier Hadj Ahmed, Nabil Karninouche, a fait un constat amer de l’état des lieux de ce quartier et des conditions de vie des citoyens. «Des routes principales et chemins secondaires sont dégradés, devenant impraticables et parsemés de mares de boue en période de pluie. L’éclairage public est carrément inexistant et les canalisations d’assainissement sont vétustes et d’où s’échappent les eaux usées qui représentent un risque sanitaire et environnemental, pouvant contaminer les nappes phréatiques et engendrer des maladies infectieuses», a-t-il averti.
Et de poursuivre : «Le réseau d’assainissement est ancien, fait en béton et ne peut plus recevoir les volumes actuels des eaux usées en raison de l’explosion démographique. Une conduite a cédé dans la zone de Lalla Aïcha, à Bou Saâra, menaçant les habitants et l’environnement. Nous avons saisi les autorités pour intervenir rapidement avant qu’une catastrophe écologique ne survienne», a-t-il soutenu.
D’autres besoins importants pour la population locale sont également indiqués. «Nous demandons la réalisation d’une salle de sports pour offrir un espace aux jeunes. D’ailleurs, un terrain d’une superficie de 800m2 a été dégagé. Mais des extensions de logements construits illicitement par des riverains ont réduit sa surface, rendant la réalisation impossible. Pis encore, il est devenu une décharge sauvage. Une intervention urgente est plus qu’indispensable pour régler ce problème», a fait savoir notre interlocuteur.
Des services de santé et d’éducation insuffisants
Pour la salle des soins du quartier, elle est, selon des habitants, un édifice sans âme. «Elle a été récemment rénovée, ce qui avait suscité l’espoir d’une amélioration des services de santé dans la localité. Toutefois, elle n’ouvre que 2 jours par semaine et pendant seulement 2 heures. Les habitants doivent se rendre jusqu’à Zemmouri pour se faire soigner. Notre association a transmis un courrier à la Direction de la santé pour y remédier, afin de nous permettre d’exploiter pleinement cette structure de proximité», a-t-il affirmé.
Concernant les établissements scolaires, les parents d’élèves demandent la construction d’un collège et d’une école primaire. «Les élèves du cycle moyen parcourent actuellement environ 7 km pour rejoindre Zemmouri. La cantine scolaire pour l’école primaire, construite en 1968, en dépit de nombreuses rénovations, se trouve dans un mauvais état», a déclaré le président de l’association Essalem.
S’agissant de l’AEP, les habitants mettent en garde contre la vétusté des canalisations. «L’alimentation en eau potable se fait un jour sur deux, l’eau est souvent impropre à la consommation. Elle est de couleur rougeâtre, à cause des canalisations dégradées, ce qui contraint les familles à acheter de l’eau minérale ou à se rendre à la source Chouicha», a-t-il relevé.
En attendant l’inscription et la réalisation de ces projets, les habitants de ces cités espèrent voir une amélioration de leur cadre de vie, surtout pour les jeunes.
Karima Dehiles