Partis politiques: Activités en dents de scie

Pour les partis politiques, l’activité n’a pas été si intense durant l’année 2025 qui tire à sa fin.

Si la présence des formations politiques sur le terrain avait été importante durant la 2e partie de 2024, marquée par la tenue de l’élection présidentielle, l’action partisane est vite retombée dans l’hibernation. Et il a fallu que les
prochaines échéances électorales, prévues en 2026, se profilent à l’horizon, pour voir l’ensemble des partis politiques sortir de leur léthargie. Ce regain d’animation de l’activité partisane a été plus visible ces derniers mois, marqués par une succession d’actions en vue des législatives et des locales prochaines.

Préparation active aux élections de 2026

Les partis politiques se préparent activement pour ces deux consultations électorales. Et c’est l’ensemble des courants politiques qui seront de la partie avec l’ambition de gagner davantage de représentation à l’Assemblée populaire nationale (APN) et dans les assemblées locales (APW et APC). Certaines formations politiques se
déclarent, d’ores et déjà, prêtes pour ces échéances.

«Nous avons quasiment achevé la restructuration de notre parti qui constitue une opération extrêmement importante dans la vie d’une formation politique», affirme, dans ce sens, le secrétaire général du FLN, à Horizons, se félicitant de «l’émergence de militantes et militants, en majorité universitaires».

Pour sa part, le Rassemblement national démocratique (RND), dirigé depuis juillet dernier par Monder Boudhen, compte mettre à profit ces rendez-vous électoraux pour consolider sa présence dans les assemblées élues. Le parti œuvre également, selon son secrétaire général, à s’ouvrir sur de «nouvelles compétences, particulièrement les jeunes, afin de donner une nouvelle dynamique au parti».

De son côté, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, appelle les cadres et militants du parti à une préparation sérieuse, bâtie sur la proximité et l’écoute des attentes des citoyens. Mme Hanoune explique que son parti s’engagera dans les prochaines joutes électorales avec l’ambition de faire entendre sa voix sur les questions sociales, l’égalité entre les citoyens et la défense de l’unité nationale, sur laquelle elle ne
transige pas.

Même son de cloche chez le Front des forces socialistes (FFS), qui tout en réaffirmant son attachement à l’unité
nationale, appelle à une participation massive aux prochaines élections. «Ces échéances doivent constituer une opportunité de reconstruction de la confiance entre les citoyens et l’action politique», déclare Youcef Aouchiche,
premier secrétaire du FFS qui a engagé un processus de réorganisation organique, en perspective des futurs rendez-vous électoraux.

Le Front El Moustakbal, qui compte 48 députés, sera lui aussi de la partie. Son président, Fateh Boutbig, a entamé la sensibilisation de ses troupes pour «une participation électorale large et responsable à ces rendez-vous pour
renforcer le processus démocratique et soutenir les choix nationaux».

Amirouche Yazid

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