Retour de Trump à la Maison Blanche: Le chaud et le froid

Le retour de Trump à la Maison-Blanche a été marqué en 2025 par un protectionnisme national et pour l’entité sioniste.
Donald Trump a entamé le 20 janvier 2025 un nouveau mandat de 4 ans à la tête des États-Unis. Son retour à la Maison-Blanche a été marqué en 2025 par un protectionnisme national et pour l’entité sioniste.
La version finale de la stratégie de sécurité nationale envisage un rôle plus restreint pour le pays que sous les administrations précédentes, y compris durant son premier mandat (2017 – 2021). Trump abandonne ainsi en grande partie toute mention de la «protection de la démocratie» ou de «liberté» pour se concentrer plutôt sur la réduction de l’immigration et la conclusion d’accords commerciaux controversés avec les autres pays.
Offensives territoriales et diplomatie de force de Trump
Outre la poursuite du conflit commercial avec la Chine, il a déclenché une guerre commerciale avec deux pays voisins : le Canada et le Mexique. Le 47e Président des États-Unis a également exprimé à plusieurs reprises son désir d’annexer le Canada, le Groenland et le canal de Panama. Il a adopté une position pro-sioniste intransigeante à propos de l’agression sioniste contre Ghaza et s’est opposé à la condamnation de l’entité sioniste pour génocide, que ce soit au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU ou vis-à-vis de l’action portée par l’Afrique du Sud devant la Cour de justice internationale.
Pour mettre fin à l’agression, il a proposé de prendre le contrôle de la bande palestinienne, de déplacer de force sa population vers d’autres pays, la Jordanie et l’Égypte en particulier, et de faire de Ghaza une zone économique spéciale. Trump a néanmoins exercé de fortes pressions pour que les parties au conflit à Ghaza signent un accord de cessez-le-feu le 10 octobre dernier en Egypte. Il fait de même pour passer rapidement à la deuxième phase de l’accord.
Le feu vert américain aux frappes régionales
Il joue aussi un grand rôle dans l’autorisation des agressions sionistes contre d’autres pays de la région. En juin, il n’a pas nié avoir autorisé des frappes contre les sites nucléaires iraniens. Lors des frappes au Qatar, en septembre dernier, la Maison-Blanche a évoqué un «incident regrettable», mais n’a pas condamné la décision du Premier ministre sioniste.
Au Liban, l’administration américaine exerce une pression pour désarmer le Hezbollah au moment où l’armée sioniste mène des frappes meurtrières au sud du pays, en dépit d’un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.
Dans le cadre de sa politique de protectionnisme, l’administration américaine a démantelé ou retiré son soutien aux organisations nationales et internationales. Elle a suspendu temporairement tous les programmes d’aide internationale des États-Unis dans l’attente d’examens visant à déterminer s’ils sont alignés sur ses objectifs politiques. Dès son retour au pouvoir, Trump a gelé l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Il a déclaré, le mois passé, que les États-Unis vont désigner les Frères musulmans comme «organisation terroriste étrangère».
Samira C.