Le goûter à l’école: Un encas équilibré

Le goûter à l’école n’est pas qu’un encas, c’est un moment clé pour fournir énergie, concentration et nutriments essentiels aux enfants.

Le goûter est important pour les enfants. C’est plus qu’un coupe-faim, c’est surtout un break pour refaire le plein d’énergie, après de longues heures d’apprentissage. Choisir le bon «goûter école» peut sembler une tâche ardue, en raison de la multitude de produits alimentaires proposés sur le marché. D’ailleurs, certains parents négligent cet aliment essentiel et achètent des produits parfois trop gras ou trop sucrés (jus et gâteaux) à l’origine de nombreux problèmes de santé.

Pour concilier entre la santé et les préférences de l’enfant, le goûter doit compter des fibres, de la vitamine, des protéines, et même du iode, consommés à l’heure de pause qui devrait être un moment agréable.

L’école n’est pas seulement les livres et fournitures scolaires, mais touche aussi un élément essentiel qui est la nutrition de l’enfant.

Les risques des collations sucrées

Selon Samia Nekkab, nutritionniste, la simplicité du repas «Loumdja» constitue un élément essentiel à la capacité de concentration, d’apprentissage et de compréhension chez l’enfant, et même son état psychologique et émotionnel pendant les longues heures d’école. «Depuis des années, les parents ont pris l’habitude de donner à leurs enfants des bonbons, des gâteaux très sucrés bourrés de conservateurs, ainsi que des jus conditionnés dans des contenants colorés donnant l’illusion d’être naturels, alors qu’ils contiennent en réalité un mélange de sucres simples et d’arômes artificiels. Bien que ce choix puisse paraître pratique et rapide, ses effets négatifs s’accumulent avec le temps et les parents peuvent ne s’en apercevoir que bien trop tard», note la spécialiste.

Celle-ci a confirmé que «la baisse de concentration, l’hyperactivité et même l’obésité précoce que nous observons aujourd’hui sont indissociables du type d’alimentation consommée par l’enfant pendant sa journée à l’école». Elle ajoute: «Grignoter est devenu systématique, le plus grave, ce sont les produits trop sucrés qui procurent une énergie temporaire suivie d’une fatigue soudaine et d’une perte de concentration». Selon la spécialiste, lorsqu’un enfant consomme des sucreries industrielles ou des boissons sucrées, sa glycémie augmente rapidement, lui procurant un regain d’énergie temporaire. Cependant, ce pic est suivi d’une chute brutale de concentration, d’une fatigue et parfois d’un comportement agressif ou renfermé.

Des solutions simples et efficaces pour un goûter équilibré

Et cela peut avoir un impact significatif sur sa réussite scolaire et sa capacité à assimiler les connaissances apprises en classe. «Les enfants ont besoin d’une alimentation équilibrée qui leur apporte une énergie durable, maintient leur équilibre tout au long de la journée à l’école et leur permet de se sentir rassasiés jusqu’au déjeuner», explique le médecin, précisant que les gâteaux et les bonbons ne sont pas des collations mais des gourmandises qui ne rassasient pas et ne calment pas la faim, mais procurent plutôt un plaisir passager qui disparaît immédiatement après la consommation.

Dans ce contexte, la spécialiste rassure : «Préparer un goûter sain ne nécessite pas un grand effort, et ne prend pas de temps. Au contraire, il suffit juste de s’organiser, d’utiliser ce qui se trouve dans la cuisine, comme du pain de blé complet, kesra, fromage, beurre et confiture, fruits, dattes, gâteaux secs faits maison». Selon la spécialiste, tous ces aliments sont riches en énergie et en minéraux, ils fournissent une énergie durable, régulent la glycémie, stimulent la concentration et comblent les creux entre les principaux repas.

Le docteur Nekkab préconise la simplicité et les anciennes méthodes pour garantir la santé de l’enfant. «Le goûter est nécessaire pour l’enfant dont la santé est une priorité et ne doit pas être une question de faire plaisir», dit-elle.

Un choix éducatif et essentiel pour la santé de l’enfant

Pour la spécialiste, «Loumdja» est un choix éducatif, il s’agit de la santé des enfants, ils doivent grandir en consommant des aliments de base naturelle, pauvres en sucre et riches en nutriments. L’importance d’un goûter équilibré ne doit pas être sous-estimée.

Après de longues heures de classes à l’école, un goûter bien choisi s’avère incontournable pour soutenir la concentration et l’énergie de l’enfant jusqu’à la fin de la journée. Au-delà de sa fonction d’apaiser une petite faim, le goûter constitue une source essentielle d’énergie, contribue à combler le fossé entre le déjeuner et le dîner. Plus qu’un simple encas, son rôle reste capital. Pour la spécialiste, le goûter occupe une place essentielle dans l’équilibre alimentaire de l’enfant.

L’importance du choix de l’aliment

Après plusieurs heures d’effort intellectuel, il constitue un apport énergétique stratégique permettant de maintenir la concentration, la mémoire et la performance scolaire jusqu’au déjeuner ou le dîner. Contrairement à certaines idées reçues, ce n’est pas la collation qui pose problème, mais bien le choix des aliments qui la composent.

Ainsi, un goûter basé sur des produits simples et naturels – un fruit de saison, un yaourt nature, quelques oléagineux ou un œuf dur accompagné de crudités – apporte à l’enfant des nutriments indispensables, comme la vitamine C, le calcium, le magnésium et les protéines de qualité. Ces nutriments sont directement impliqués dans la régulation de l’humeur, la mémoire de travail et la capacité d’apprentissage.

À l’inverse, une consommation régulière de produits ultra-transformés, riches en sucres ajoutés, graisses saturées, colorants et conservateurs, entraîne des déséquilibres métaboliques précoces. Plusieurs études démontrent que ces habitudes alimentaires favorisent non seulement l’irritabilité et les troubles de l’attention, mais augmentent aussi le risque de surpoids et d’obésité infantile. Selon l’Organisation mondiale de la santé (2023), un enfant obèse a plus de 70% de risques de le rester à l’âge adulte, avec une probabilité accrue de développer un diabète de type 2, une hypertension artérielle ou des dyslipidémies dès l’adolescence.

En conclusion, le goûter ne doit pas être perçu comme une simple pause gourmande mais comme un pilier de l’équilibre alimentaire de l’enfant.

Rym Harhoura

 

 

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