Le gouvernement passe à l’action pour ramadhan

Le gouvernement passe à l’action pour ramadhan. Il s’agit d’assurer l’approvisionnement du marché algérien durant ce mois sacré. 

Une réunion interministérielle consacrée à l’examen des mesures visant à assurer l’approvisionnement du marché national en produits de consommation s’est tenue ce mardi. Cette réunion interministérielle est présidée par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, sur instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, indique un communiqué des services du Premier ministre.

« Mesures spéciales »

« Dans le cadre des préparatifs pour le mois sacré de Ramadhan de l’année 1447H/2026, et sur instructions de Monsieur le Président de la République, le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé, mardi 13 janvier 2026, une réunion du Conseil interministériel consacrée à l’examen des mesures spéciales destinées à garantir un approvisionnement continu et régulier du marché national en tous types de produits alimentaires, notamment ceux de large consommation, ainsi que les fruits et légumes, les viandes et les volailles », précise le communiqué du Premier ministère.

La réunion porte également sur « des mesures pratiques visant à assurer la disponibilité de la liquidité, notamment au niveau des bureaux d’Algérie Poste et des guichets automatiques », ajoute la même source. A cette occasion, « une commission multisectorielle a été créée au niveau du cabinet du Premier ministre, pour veiller en permanence au suivi de la situation de l’approvisionnement du marché national en produits alimentaires et de la stabilité des prix durant le mois de Ramadhan ».

Anticipation

L’anticipation des besoins du marché national durant le ramadhan et la lutte contre la spéculation illicite ont porté leurs fruits. Les résultats des années précédentes parlent d’eux-mêmes. Grâce à cette planification, le marché national a été approvisionné sans interruption. Les prix sont restés stables, les produits accessibles. Il faut dire que l’ouverture de  marchés de proximité ainsi que  ceux dits de la Rahma ont également permis aux algériens de passer un mois sans inflation notable. En outre, aucun signe de pénurie n’a été constaté, malgré la forte demande que suscite chaque année le mois sacré.

La réussite de ces mesures a également reposé aussi sur l’implication des commerçants et opérateurs économiques. Ces derniers ont adhéré pleinement aux stratégies mises en place en revoyant à la baisse leurs marges bénéficières pour faciliter l’accès aux produits.  A cela s’ajoute la hausse de la production notamment celles des produits de vases (huile, sucre, farine…). Des importations stratégiques de viandes rouges et blanches complètent le dispositif. En effet, face à la demande accrue durant le Ramadhan, le gouvernement met  en place un programme spécifique d’importation. Le but, assurer la disponibilité des  produits essentiels tout en maintenant des prix stables et protégeant le pouvoir d’achat des citoyens. L’augmentation du Salaire National Minimum Garanti (SNMG) à partir de janvier 2026, passant de 20.000 DA à 24.000 DA, renforce encore cette protection. Les Algériens disposent ainsi d’un pouvoir d’achat plus solide face à l’inflation.

Protéger le pouvoir d’achat

Pour d’autres produits de première nécessité, comme la semoule, des quotas de production supplémentaires ont été planifiés. Le blé dur est mobilisé pour répondre à la demande élevée. Une planification qui montre, là encore, l’efficacité de l’anticipation étatique. Au-delà de l’alimentation, le gouvernement veille aussi aux services publics. Les bureaux de poste voient leur nombre augmenter, des cellules de veille assurent la liquidité financière. Dans les transports, des programmes spéciaux sont établis : métro, tramway, téléphériques d’Alger, ETUSA, SNTF et secteur privé adaptent horaires et services pour répondre aux besoins des citoyens, matin et soir.

Ramadhan 2026 s’annonce donc sous le signe de l’anticipation. Cette stratégie, montre bien que l’État peut planifier et organiser le marché avec l’objectif de  protéger le pouvoir d’achat du citoyen. Chaque mesure, chaque initiative, chaque décision est pensée pour que le mois sacré se déroule dans la sérénité. In fine, anticiper, c’est agir avant que le besoin ne devienne urgence. Et c’est cette philosophie qui fait la différence. L’anticipation n’est pas seulement prévoir, mais elle est surtout une démarche proactive d’un gouvernement au service du bien-être des citoyens.

Amokrane H.

Le gouvernement passe à l'action pour ramadhan

 

Bouton retour en haut de la page