«De pierre et de pixel» d’Abès Heittem

À la croisée de la poésie et de la philosophie

Dans «De pierre et de pixel», Abès Heittem propose une odyssée de l’humanité, mêlant poésie et philosophie, de la pierre à l’intelligence artificielle.

«De pierre et de pixel» est le 1e roman édité d’Abès Heittem, paru aux éditions Casbah. Il s’agit d’une forme d’odyssée qui retrace l’évolution humaine, depuis le moment où l’homme a commencé à frapper la pierre, à allumer le feu et à abattre un arbre, jusqu’à l’ère de l’intelligence artificielle.

Une odyssée de l’humanité

Rencontré, jeudi dernier, à la librairie du Tiers Monde à Alger, l’auteur bônois, d’un naturel discret, a souligné qu’il écrit depuis 2015. Après avoir rédigé plusieurs romans et essais abordant des thématiques diverses, ce n’est que récemment qu’il a franchi le pas de l’édition.

À l’en croire, c’est l’intelligence artificielle qui l’a, en quelque sorte, encouragé à le faire. «J’ai utilisé l’intelligence artificielle pour corriger les erreurs de syntaxe de mon écrit. J’ai été surpris du résultat, l’âme de mes mots a été préservée et  seules les fautes ont été corrigées»,
a-t-il expliqué.

L’IA comme outil, non comme substitut

L’auteur confie n’avoir jamais été parmi les meilleurs de la classe. Élève ordinaire, il a suivi des études qu’il n’aimait pas particulièrement. C’est ailleurs qu’il a trouvé de véritables centres d’intérêt, notamment dans la philosophie, et plus précisément dans la manière dont pensaient des figures telles que Giambattista Vico, Hésiode, Platon, Julius Evola ou encore Oswald Spengler.

Ces questionnements profonds, cette façon de raisonner et d’interroger le monde ont progressivement nourri en lui un besoin d’écriture. «C’est à partir de cette manière de réfléchir que j’ai voulu reproduire le même cheminement, emprunter les pas du premier homme et avancer jusqu’à aujourd’hui», explique-t-il. Composé de vingt chapitres, «De pierre et de pixel» se présente comme un essai au style singulier, à la croisée de la poésie et de la philosophie.

Accrocheur, le texte plonge le lecteur dans un univers à la fois documentaire et introspectif. L’auteur y invite chacun à penser par lui-même, à faire de l’intelligence artificielle un outil qui facilite le quotidien et non un moyen de renoncement à la réflexion personnelle.

L’urgence d’écrire

En contraste avec cette démarche intellectuelle affirmée, Heittem confie souffrir du syndrome de la page blanche. «Une fois que j’ai mes idées en tête, il est indispensable de les mettre sur papier avant que le stress ne me saisisse», explique-t-il. Une urgence d’écrire qui illustre la sincérité de sa démarche créative.

Concernant ses projets, l’auteur hésite encore sur la voie à emprunter. Il envisage notamment l’édition d’un roman qui lui tient particulièrement à cœur, son tout premier texte achevé en 2016. Amour, action et chasse au trésor s’y mêlent dans une intrigue de  thriller. Parallèlement, l’auteur nourrit le projet d’un autre essai, «L’algorithme féminin» qui sera une réflexion sur la femme, sur le regard que l’homme porte sur elle et sur des expériences plus personnelles.

Entre roman et essai, Heittem poursuit sa quête intellectuelle, fidèle à une écriture guidée par le doute, la curiosité et le besoin constant de comprendre le monde.

Souha Bahamid 

 

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