«Djanazat Ayoub» du TNA décroche le grand Prix du 18e FNTP

«Djanazat Ayoub», production du TNA, décroche le grand Prix du 18e FNTP, au terme de 12 jours de compétition.

La 18e édition du Festival national du théâtre professionnel(FNTP), baptisée au nom de l’artiste Abdallah Hamlaoui, s’est achevée vendredi dernier. Pendant 12 jours, près de 20 troupes se sont produites sur les planches de la salle Mustapha Kateb du Théâtre national algérien Mahieddine Bachtarzi (TNA).

Au final, c’est la pièce «Djanazat Ayoub» (les funérailles de Ayoub), produite par le TNA et mise en scène par Ahmed Rezag, qui a décroché le prix du meilleur spectacle de cette édition.

Le prix du Jury a été décerné à la pièce «Al Hachim» mise en scène par Oualid Rehal et présentée par les étudiants de l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel de Bordj El Kiffan (ISMAS). Le metteur en scène, Mouni Boualem, a, pour sa part, décroché le prix de la meilleure mise en scène pour la pièce «Carnaval romain» du Théâtre régional de Constantine. Le prix du meilleur texte a été accordé en ex-æquo à Hmida Allaoui, pour la pièce «Ghadbat el Bey» produite par le Théâtre de Biskra et Yamine Bentoumi, pour le texte «El berdaoua al medaha» du Théâtre de Saïda.

Des prix pour saluer l’excellence artistique et la diversité théâtrale

Le prix de la meilleure scénographie a été décroché par Hamza Djaballah pour «Banca Promax» du Théâtre d’Oum El Bouaghi, et celui de la meilleure création musicale pour Abdelkader Soufi du Théâtre d’Oran pour la musique de la pièce «Dikel lila».

Amirouche Merabet, du Théâtre de Tizi Ouzou, a déroché le prix du meilleur rôle masculin dans la pièce «Palestine trahie». Celui du meilleur rôle féminin a été partagé entre Fariza Chemakh dans
«Bibliomania» du Théâtre d’Annaba, et Feriel Medjadji, dans «Palestine trahie».

2 prix d’encouragement ont été décernés par le jury. Il s’agit des meilleurs seconds rôles féminin et masculin octroyés à Faten Kessar du Théâtre d’El Eulma, dans «Para-Dox», et Mounaim Khelladi du Théâtre de Djelfa, dans «Lear, roi des sculpteurs». Le jury a enfin accordé un prix spécial de reconnaissance au spectacle «Ibadat» (exterminations), du Théâtre régional de Sidi Bel Abbès, en hommage à Kateb Yacine et son œuvre prolifique.

Moins de spectacles, plus de qualité

Le jury du festival, représenté par son président Noureddine Amroune, a recommandé l’implantation de la culture du dialogue et le rapprochement entre les humains à travers la généralisation de la pratique théâtrale. Il plaide aussi pour la collaboration entre les institutions culturelles, les universités et les institutions d’enseignement sous la direction du ministère de la Culture et des Arts.

De son côté, le commissaire du FNTP, Mohamed Yahiaoui, a souligné que «ce rendez-vous annuel a encore une fois montré que le théâtre algérien est à l’écoute des pulsations de la société et de ses débats sur l’identité et la liberté». Yahiaoui a relevé une présence importante de la jeunesse sur scène ou dans la salle, ce qui augure d’un avenir prometteur pour le 4e art algérien.

Pour finir, le commissariat du festival a annoncé que la 19e édition du FNTP portera le nom de l’artiste Mohamed Adar auquel un court documentaire a été consacré et projeté lors de la cérémonie de clôture.

Hakim Metref

 

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