2.400 milliards DA pour le développement du réseau ferroviaire

2.400 milliards DA pour le développement du réseau ferroviaire sont dégagés en vue de renforcer les capacités de transport des voyageurs en Algérie.

Le rail est  en plein mutation. En effet, la dynamique s’affirme dans l’industrie ferroviaire. Celle-ci a connu, ces dernières années, une avancée considérable en conséquence des programmes  d’investissement ambitieux  engagés pour développer le chemin de fer en utilisant des procédés plus modernes et durables. Les pouvoirs publics ont mis le paquet pour le développer davantage en vue de renforcer les capacités de transport de voyageurs et de marchandise reliant le nord au sud et à l’est et ouest de l’Algérie.

5.738 kilomètres de réseau ferroviaire algérien

Il constitue d’ailleurs une composante essentielle du programme algérien de transport.  Plus  actif sur le continent africain et dans son environnement régional, l’Algérie  œuvre, ainsi,  à se mettre au même diapason de  ce qui se passe de par le monde où ce secteur  représente un pilier fondamental du développement économique. C’est la raison pour laquelle, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lui accorde un grand intérêt et insiste sur l’accélération des programmes ferroviaires. Aujourd’hui, le réseau ferroviaire algérien atteint 5.738 kilomètres, notamment  avec l’achèvement de la ligne minière reliant Oran à Gara Djebilet (Tindouf) via Béchar et Naâma. Or qu’en 2020, il ne dépassait pas les 4.000 kilomètres de lignes exploités.

«Nous sommes parvenus à ajouter plus de 1.700 kilomètres de nouvelles lignes mises en service en 6 ans. L’ensemble de ces infrastructures constitue un soutien majeur au développement socio-économique, car il s’agit de lignes stratégiques qui renforcent l’activité des entreprises exploitantes et contribuent au développement durable et régional», indique Nabil Boubaya, directeur de l’Agence nationale des études et du suivi de la réalisation des investissements au niveau de l’ANESRIF.

Plusieurs tronçons livrables en 2026

Intervenu sur les ondes de la radio algérienne, ce même responsable indique que l’État a consacré un montant d’investissement important de l’ordre de 2.400 milliards DA pour la réalisation de tout le programme ferroviaire.  Il poursuit que ce programme comporte plusieurs axes de développement. Concernant l’axe nord, d’une longueur de 1.822 kilomètres, reliant l’Est à l’Ouest de l’Algérie dans la partie nord, il fait savoir que plusieurs projets y sont en cours, notamment la duplication des voies afin d’augmenter la capacité de transport, ainsi que la modernisation des systèmes de signalisation et de connexion afin de «garantir une exploitation régulière, durable et sécurisée».

L’axe des Hauts-Plateaux, qui est sur une longueur de 1.046 kilomètres, a bel et bien avancé, selon le même responsable, précisant qu’il ne reste que 73 kilomètres à réaliser. «Cet axe reliera les régions de Tébessa à Sidi Bel Abbès en passant par plusieurs wilayas telles que Boughezoul, M’sila, Tissemsilt et Tiaret, permettant ainsi une continuité ferroviaire complète sur ce tracé», explique Boubaya. Évoquant la ligne ferroviaire reliant Oran à Gara Djebilet en passant par Béchar, sur une distance totale de 950 kilomètres, l’invité de la radio affirme que «les essais techniques réalisés récemment ont confirmé que cette ligne est prête à l’exploitation».

«Sur le plan technique, cette ligne a été conçue et réalisée pour permettre le transport de 50 millions de tonnes par an de minerai de fer brut en provenance de Gara Djebilet, ainsi que 25 millions de tonnes par an de produits transformés issus des unités de transformation relevant du secteur minier», indique-t-il. Pour ce qui est de la ligne minière de l’Est, d’une longueur de 422 kilomètres, destinée au transport du phosphate et de ses dérivés, Boubaya annonce que «plusieurs tronçons sont déjà doublés, tandis que d’autres sont en cours de duplication et devraient être livrés en grande partie en 2026».

Wassila Ould Hamouda

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