De nouvelles pistes de partenariat algéro-indonésien se dessinent

De nouvelles pistes de partenariat algéro-indonésien se dessinent. Deux rendez-vous ont marqué le partenariat entre Alger et Jakarta.
La coopération entre l’Algérie et l’Indonésie se donne de nouvelles perspectives. Deux rendez-vous ont marqué le partenariat entre Alger et Jakarta. Il y a eu, auparavant, la signature d’un mémorandum d’entente entre les sociétés algérienne «Somiphos» et indonésienne «Pupuk Indonesia». Signé à Alger entre la Société des mines de phosphates Somiphos, filiale du groupe Sonarem, et la société indonésienne Pupuk Indonisia, le mémorandum vise à étudier et à développer les opportunités de coopération dans le domaine du phosphate, selon un communiqué du ministère des Hydrocarbures et des Mines.
Un partenariat structuré sur 18 mois
Le document est signé au siège du ministère par le président-directeur général (PDG) de Somiphos, Mokhtar Lakhal, et le PDG de Pupuk Indonesia, Rahmad Pribadi, sous la supervision du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, et en présence du vice-ministre indonésien de l’Agriculture, Sudaryono, de la secrétaire d’État auprès du ministre des Hydrocarbures et des Mines, chargée des Mines, Karima Bakir Tafer, de l’ambassadeur de l’Indonésie en Algérie, du PDG du groupe Sonarem, Réda Belhadj, et des cadres et responsables des deux parties.
Le document vise à «établir un cadre de coopération et de partenariat entre les deux parties en vue d’étudier et de développer des opportunités de coopération dans le domaine du phosphate, notamment en évaluant la possibilité d’approvisionner la société Pupuk Indonesia en phosphate algérien, outre l’exploration des opportunités d’investissement commun dans les activités d’exploitation et de transformation du phosphate en Algérie, et le développement de projets liés aux dérivés du phosphate», souligne le communiqué.
Il prévoit également des études préliminaires conjointes pour évaluer la faisabilité technique et économique des projets potentiels, l’échange de données et d’informations pertinentes, et l’exploration des perspectives de coopération aux premières phases des industries de transformation du phosphate, contribuant ainsi à la création de la valeur ajoutée et au renforcement de l’intégration industrielle. La durée de validité du mémorandum d’entente est de 18 mois, renouvelable d’un commun accord.
Durant cette période, des rencontres cycliques seront tenues pour suivre l’avancement des débats et des études, avec possibilité de conclure ultérieurement des accords exécutifs fixant clairement les droits et obligations de chaque partie, conformément aux législations et réglementations en vigueur dans les deux pays, ajoute la même source.
Intérêt pour le potentiel minier de l’Algérie
À cette occasion, Arkab souligne que la signature de ce mémorandum «s’inscrit dans le cadre des orientations du président de la République visant à renforcer les partenariats économiques avec les pays amis, notamment dans les secteurs miniers stratégiques, à leur tête la branche phosphate, en tant que base essentielle dans le processus de diversification de l’économie nationale et de développement des industries manufacturières». Il met en avant l’importance de ce partenariat dans la promotion de la coopération algéro-indonésienne et des investissements productifs, et le transfert des expertises et des technologies, au service des intérêts communs des deux pays, et pour le renforcement de la sécurité alimentaire et industrielle à moyen et long terme.
Pour leur part, les responsables de la société Pupuk Indonesia ont exprimé «leur grand intérêt pour le potentiel minier dont dispose l’Al-gérie et pour les opportunités offertes par la coopération avec Somiphos et le groupe Sonarem», soulignant «leur engagement à mener à bien l’étude des projets de partenariat opérationnels et durables dans le domaine du phosphate et de l’in-dustrie des engrais», conclut le même communiqué.
Développer des projets communs
Ensuite, Arkab, a reçu avant hier une délégation indonésienne de haut niveau conduite par le vice-ministre de l’Agriculture, Sudaryono, avec laquelle il a examiné les voies et moyens de renforcer la coopération dans les différents segments du secteur. Cette rencontre s’est déroulée en présence de la secrétaire d’État auprès du ministre des Hydrocarbures et des Mines, chargée des Mines, Karima Bakir Tafer, de l’ambassadeur d’Indonésie en Algérie, Chalief Akbar Tjandraningrat, du président-directeur général du groupe Sonarem Reda Belhadj, et de cadres des deux parties.
Les deux parties ont examiné les moyens de développer les relations de coopération algéro-indonésiennes dans les secteurs des hydrocarbures et des mines, en échangeant les vues sur les opportunités de partenariat entre les entreprises des deux pays, compte tenu de l’intérêt croissant manifesté par les sociétés indonésiennes pour l’investissement en Algérie, à l’instar de Pertamina et Bubuk Indonesia.
Perspectives de collaboration entre le groupe Sonarem et Bubuk Indonesia
Dans ce cadre, les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre le groupe Sonatrach et la compagnie Pertamina, notamment dans l’industrie pétrolière et gazière, y compris le gaz naturel liquéfié (GNL), précise un communiqué du ministère. Les deux parties évoquent également les perspectives de collaboration entre le groupe Sonarem, ses filiales et la société Bubuk Indonesia, leader dans les industries chimiques et la production d’engrais, laquelle exprime son intérêt pour le développement de projets communs dans les secteurs du phosphate et du gaz en Algérie.
Elles évoquent également les moyens de renforcer la coopération minière en général, particulièrement dans les domaines de l’exploitation, de la transformation et de la commercialisation du phosphate, ainsi que la production de différents types d’engrais, en vue de créer une valeur ajoutée et de consolider les capacités productives nationales. À cette occasion, le ministre d’État réitère «la volonté de l’Algérie d’édifier des partenariats stratégiques équilibrés et fructueux avec les pays amis, fondés sur le principe du bénéfice mutuel, le transfert technologique et la valorisation des ressources nationales», ajoute la même source.
Il souligne, en outre, l’importance de tirer profit des expériences internationales réussies, à l’exemple de l’expérience indonésienne dans le développement des industries manufacturières, notamment dans le segment de la production des engrais phosphatés. Autant dire qu’entre Alger et Jakarta, les opportunités d’investissement et de partenariat tendent à se dessiner.
A. Yazid