L’Algérie réaffirme son statut de leader énergétique continental au SEMICA Tchad

En marge du Salon international des mines, des carrières et des hydrocarbures (SEMICA Tchad 2026), l’Algérie a réaffirmé son statut de leader énergétique continental.

Lors d’une session de travail de haut niveau, consacrée mercredi à N’djamena (Tchad), l’expérience algérienne, érigée en modèle pour accompagner le développement des industries extractives tchadiennes, a été exposée. Le groupe algérien de commercialisation et de distribution des produits pétroliers et du gaz naturel Naftal, ainsi que l’Institut algérien du pétrole (IAP), ont présenté les leviers de la réussite du secteur national dans les domaines des hydrocarbures et de la formation, a indiqué un communiqué du ministère des Hydrocarbures et des Mines.

Le modèle industriel algérien en débat

Le Président Directeur Général de Naftal, Djamal Cherdoud ainsi que le Directeur Général de l’IAP, Mohamed Khodja ont participé, en marge du Salon international des mines, des carrières et des hydrocarbures (SEMICA Tchad 2026), à une séance de travail spécialisée sur « le modèle de réussite algérien et les grands défis des industries extractives tchadiennes », placée sous le signe de l’échange d’expertises et visant à identifier les mécanismes de croissance pour les industries extractives africaine.

Ainsi, les participants ont mis l’accent sur l’expérience algérienne pionnière dans les domaines des hydrocarbures et de la formation, qui repose sur plusieurs piliers fondamentaux dont la bonne gouvernance, le développement des compétences humaines, la localisation du savoir-faire et le transfert de technologie en tant que facteurs essentiels pour la réalisation d’un développement durable et la création d’une véritable valeur ajoutée.

La formation pour réduire la dépendance technologique

Pour les experts algériens, le développement durable des industries extractives en Afrique repose impérativement sur la mise à niveau des compétences humaines. L’IAP a, dans ce sens, mis en avant son rôle moteur dans la formation spécialisée, indispensable pour générer une véritable valeur ajoutée locale et réduire la dépendance technologique.

Outre Cherdoud et Khodja, ont également pris part à cette séance, le Directeur général par intérim de la Société de Raffinage de N’Djamena (NRC), Mahamat Gueillet Hemchi, le Directeur général de l’Autorité de Régulation du Secteur Pétrolier Aval du Tchad (ARSAT), Hassan Adoum Younousmi, ainsi que le Directeur général de la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT), Aladoum Désiré Nando Ganghar.

L’appui de l’Algérie à la coopération africaine

Cette participation intervient dans le sillage de la présence distinguée de l’Algérie au Salon « SEMICA Tchad 2026 », dont l’ouverture était rehaussée par la présence d’une délégation officielle de haut niveau, à leur tête le représentant du président de la République, le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, ce qui confirme l’engagement de l’Algérie, en sa qualité d’invité d’honneur, à appuyer la coopération africaine, à renforcer le partenariat Sud-Sud et à partager son expertise avec les pays africains frères, notamment dans les domaines de l’exploration, de la production, de la transformation et de la formation.

Au-delà de la simple représentation, Alger affiche son ambition de bâtir une économie continentale intégrée. Cette séance spéciale traduit, en effet, l’attachement de l’Algérie à contribuer activement aux débats stratégiques relatifs à l’avenir des industries extractives en Afrique.

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