Mise à jour quotidienne de la base de données numérique algérienne

Des équipes techniques spécialisées sont nécessaire pour la mise à jour quotidienne de la base de données numérique algérienne, insiste dimanche le président Tebboune.
Le président de la République préside dimanche une réunion du Conseil des ministres consacrée à l’examen du rapport d’étape sur l’état d’avancement de la numérisation en Algérie. Dans ce sillage, le chef de l’État salue hautement l’atteinte par l’Algérie, récemment, d’un niveau très avancé en matière de numérisation de l’information et des données dans tous les secteurs, ainsi que le lancement de l’interconnexion et de l’analyse des données, ce qui permettra d’identifier toutes les insuffisances et d’y apporter les solutions appropriées dans les délais requis.
Une «nécessité incontournable»
Le chef de l’État insiste auprès de tous les membres du Gouvernement sur la nécessité de constituer, au niveau de leurs services, des équipes techniques spécialisées chargées de la mise à jour quotidienne des données contenues dans la base de données numérique algériennes, sans aucun retard, afin de permettre une lecture précise et correcte par les services appelés à les exploiter.
Il est important de souligner que ladite réunion intervient après que le chef de l’État eut fixé, dès septembre 2025, la fin de l’année comme date-butoir pour l’achèvement complet de la numérisation en Algérie. Lors de son habituelle entrevue avec les représentants des médias, il se montre intransigeant quant à l’aboutissement de ce chantier dans les délais prescrits, et il avait lancé un ultimatum sans équivoque. «La numérisation doit être finalisée d’ici à la fin de l’année, sinon, je prendrai des mesures radicales», avait-il averti. Le Président avait alors souligné que ce dossier névralgique constituait une «nécessité incontournable» pour protéger l’Algérie, lutter contre la corruption et éradiquer la bureaucratie.
Préalablement en avril 2025, lors d’un précédent Conseil des ministres, le chef de l’État avait imposé un calendrier strict, exigeant, d’ici à la fin de l’année 2025, le recensement total des domaines de l’État sur l’ensemble du territoire algérien, la création d’une base de données algérienne complète avant l’élaboration de la loi de finances 2026, ainsi que l’adoption systématique des mécanismes de numérisation dans toutes les phases du recensement des secteurs gouvernementaux. Le processus engagé vise une numérisation globale de l’administration, et ses objectifs principaux incluent la transparence totale dans la gestion administrative, la mise en place d’une gouvernance numérique rigoureuse, et la simplification de la relation entre citoyens et institutions publiques.
Les chantiers de la numérisations en cours
Le guichet unique, qualifié par le Président de «l’ennemi juré de la corruption et de la bureaucratie», enregistre déjà plus de 17.000 projets d’investissement. Parallèlement, le développement du commerce électronique est encouragé, avec la facilitation des transactions numériques et la création d’un environnement propice aux plateformes de e-commerce. Un recensement numérique exhaustif est également en cours, lequel couvre les domaines fonciers de l’État, la production agricole nationale par filière, le bétail par catégorie, les périmètres irrigués et les arbres fruitiers par variété. Dans sa vision prospective, le président Tebboune entend conduire l’Algérie vers une «phase de modernisation électronique complète» .
Dans cette perspective le Président accorde une importance capitale figurent la création de 20.000 start-up destinées à stimuler l’entrepreneuriat numérique, la poursuite des études approfondies en vue du lancement de la 5G, et la préparation d’un portail national unifié pour faciliter les démarches administratives. Chaque ministère dispose désormais d’un plan sectoriel de transformation numérique pour la période 2025-2026. C’est dire que la numérisation n’est plus perçue comme une simple modernisation technique, mais comme un levier stratégique de souveraineté, de transparence et de développement. Et le président Tebboune veille, sans relâche, à son application rigoureuse.
Aya Malak