Des élus canariens enquêtent sur les droits humains à Laâyoune

Une délégation des îles Canaries se rend à Laâyoune pour enquêter sur les violations des droits humains, malgré le blocus imposé par l’occupant.

Une délégation des îles Canaries (Espagne) se rend mardi dans la ville de Laâyoune occupée pour s’enquérir des violations des droits humains perpétrés par l’occupant marocain à l’encontre du peuple sahraoui, a annoncé la Fédération des institutions de solidarité avec le Sahara occidental (FEDISSAH).

Une mission pour briser le silence dans les territoires occupés

Cette visite a pour objectif de « constater de visu les violations des droits humains dont est victime la population sahraouie dans la ville de Laâyoune et de rencontrer des défenseurs des droits humains dans les territoires occupés », a indiqué la Fédération dans un communiqué. La délégation comprendra Carmelo Ramirez, conseiller à la coopération institutionnelle et à la solidarité internationale du Conseil insulaire de Gran Canaria et président de la FEDISSAH, ainsi que Noemi Santana Perera, députée du parti Podemos au Congrès des députés.

La Fédération a précisé que cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’action des institutions canariennes pour la protection des libertés fondamentales et l’observation de la réalité du terrain. Elle a réaffirmé, à l’occasion, son engagement en faveur de « la défense des droits de l’homme, du respect du droit international et du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, piliers essentiels d’une solution juste et durable au conflit du Sahara occidental ».

Blocus médiatique depuis 50 ans

Depuis son invasion par le Maroc en 1975, le Sahara occidental est soumis à un blocus notamment médiatique. Depuis 2014, le Maroc a même renforcé son contrôle et une interdiction totale est faite de facto aux observateurs et journalistes étrangers d’entrer sur le territoire. Même le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme est interdit d’accès aux territoires sahraouis occupés.

Dans un communiqué conjoint, la Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines (LPPS) et l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA) ont affirmé, il y a quelques jours, que l’occupant marocain a expulsé du Sahara occidental, entre 2014 et le 24 août dernier, 329 observateurs internationaux, parlementaires, défenseurs des droits humains et journalistes venant de 21 pays et dont les derniers étaient deux défenseurs des droits humains de l’organisation « Nonviolence ».

En 2025, les autorités de l’occupation marocaine ont expulsé 27 étrangers dont des parlementaires, des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes venant d’Espagne, des Etats Unis d’Amérique et du Portugal dans le cadre du blocus imposé aux territoires sahraouis occupés.

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