Guterres regrette la décision américaine de se retirer d’agences internationales

Guterres exprime son regret suite à l’annonce de la Maison-Blanche concernant la décision américaine de se retirer de plusieurs organes et agences onusiennes. 

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exprimé, jeudi dernier, son regret suite à l’annonce de la Maison-Blanche concernant la décision des États-Unis de se retirer de plusieurs organes et agences onusiennes, a rapporté l’Agence de presse algérienne.

Les organes de l’ONU continueront d’exécuter leurs mandats

Dans un communiqué, Stéphane Dujarric, porte-parole de l’ONU, a souligné que «les contributions prévues par les États membres au budget ordinaire des Nations unies et au budget des opérations de maintien de la paix, telles qu’approuvées par l’Assemblée générale, constituent un engagement légal au titre de la Charte des Nations unies, pour tous les États membres, y compris les États-Unis».

Il a affirmé que l’ensemble des organes de l’ONU continueront d’exécuter les mandats qui leur ont été confiés par les États membres, rappelant que l’organisation a la responsabilité d’agir pour tous ceux qui dépendent d’elle et qu’elle poursuivra ses missions avec détermination. Selon l’annonce américaine, les États-Unis prendront des «mesures immédiates» pour se retirer de dizaines d’organisations internationales, incluant 31 agences et bureaux onusiens.

Le décret exécutif signé par le président américain mentionne notamment le Fonds des Nations unies pour la population, chargé de promouvoir les services de planification familiale et la santé des mères et des enfants, le Secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, et l’ONU Femmes. Le retrait implique «l’arrêt de la participation et du financement» de ces structures par Washington.

Le retrait des Etats Unis «nuira à l’économie américaine»

De son côté, Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, a averti que ce retrait «nuira à l’économie américaine », soulignant que les États-Unis ont joué un rôle central dans l’élaboration de la Convention-cadre et de l’Accord de Paris sur le climat, lesquels servent pleinement leurs intérêts nationaux.

Il a précisé que l’abandon de la coopération climatique risquerait d’aggraver les incendies, les inondations et les tempêtes, impactant ainsi l’économie, le marché du travail et le niveau de vie aux États-Unis. D’autres organes concernés par le retrait américain incluent le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU, qui soutient la coopération internationale pour le développement durable, y compris la lutte contre la pauvreté et la faim, ainsi que l’ONU-Eau qui coordonne les questions liées à l’eau et à l’assainissement.

R. I.

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