400.000 bouteilles supplémentaires de gaz butane 

Nafta annonce le renforcement du stock de sécurité avec la disponibilité et la distribution de 400 000 bouteilles de gaz supplémentaires.

«Naftal a pris des mesures supplémentaires pour assurer un approvisionnement sans interruption en bombonnes de gaz butane en particulier dans les régions qui connaissent un froid glacial suite aux conditions climatiques actuelles», précise la directrice de la communication et des relations publiques de la Société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers, Farah Mahlous Amraoui.

Stock de sécurité

Selon Farah Mahlous Amraoui, ces mesures ont été prises en coordination avec les directions locales de l’énergie et des autorités locales. Pour ce faire, Naftal a mobilisé tous les moyens matériels, humains et logistiques pour constituer un stock de sécurité dans les dépôts régionaux, de proximité et des  points de vente pour répondre aux besoins des foyers en cette énergie. Dans ce sillage, elle indique que Naftal consent de grands efforts pour répondre à la demande croissante en gaz butane durant cette saison hivernale. «La garantie de la disponibilité régulière et en quantités suffisantes de cette source vitale d’énergie sur l’ensemble de son réseau commercial reste un engagement de la société, en toutes circonstances et pour un service public à la hauteur des attentes des citoyens»,  précise Mahlous Amraoui.

Côté prévention, le lieutenant Karim Benfahsi, chargé de la communication à la direction générale de la protection civile, interrogé sur l’utilisation juste des bonbonnes de gaz butane pour cuisiner ou se chauffer, indique que les risques d’intoxication au monoxyde de carbone sont présents. «Naftal qui commercialise ce produit, comme la Sonelgaz, sont nos partenaires dans les campagnes de sensibilisation contre le mauvais usage des bouteilles de gaz butane», soutient l’officier. «Ces actions de proximité sont destinées à la vulgarisation des consignes de sécurité au profit des utilisateurs. Nous nous rendons dans les villages, les écoles, les quartiers pour sensibiliser à l’usage sécurisé des bouteilles de gaz butane. Nous invitons à l’occasion les usagers à acheter les accessoires comme les détendeurs, les flexibles, les tuyaux homologués pour davantage de sécurité. Ce sont des produits sûrs et contrôlés», relève t-il. Et de poursuivre : «Nous œuvrons à réduire les accidents domestiques en rapport avec l’utilisation des bouteilles de gaz. Certains comportements accentuent ces risques entre autres la manière de les manipuler, stocker ou brancher à l’appareil de chauffage».

Les décès par l’intoxication au monoxyde de carbone en augmentation

En cas de fuite, le lieutenant Karim Benfahsi insiste sur la nécessité d’ouvrir les fenêtres, de fermer la bouteille. «Il est formellement interdit en cas de fuite d’allumer la lumière ou de brancher un appareil électrique, d’utiliser un briquet ou des allumettes. Le butane est normalement sans odeur à l’état naturel. Néanmoins, il est odorisé par une odeur de soufre pour pouvoir détecter une fuite et éviter les accidents domestiques»,  explique t-il. Le lieutenant Benfahsi saisit l’occasion pour appeler les usagers du gaz butane à redoubler de vigilance pour endiguer les problèmes dus à son utilisation. «L’adhésion du grand public est un élément clé pour un hiver sans pertes humaines et dégâts matériels», conclut-il.

Et de rappeler que du 1er au 24 janvier en cours, la Protection civile a enregistré le décès de 33 personnes par l’intoxication au monoxyde de carbone. «Ces dernières 48 heures, 6 autres morts s’ajoutent à cette liste macabre, à savoir 5 à Skikda où une famille entière a été décimée, parents et enfants, et un homme à Bousmail, dans la wilaya de Tipasa. Je tiens à souligner que le nombre de décès a augmenté cette année par rapport à la même période de l’année 2025. Au vu de ces chiffres effroyables, nous sommes tenus de multiplier nos actions envers les citoyens et œuvrer sur terrain pour endiguer ce phénomène qui fauche des vies humaines et emporte des familles entières», déplore t-il.

Karima Dehiles

Bouton retour en haut de la page