L’ISO 9001 au cœur de l’université

L’ISO 9001 est au cœur de l’université algérienne.
39 établissements universitaires à l’échelle nationale bénéficieront, en effet, d’un programme d’accompagnement technique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour obtenir la certification du système de management de la qualité ISO 9001.
Renforcer la crédibilité et la visibilité de nos établissements
« L’ISO 9001 permet de démontrer de manière objective la qualité existante dans nos universités », indique, lundi à Horizons, le sous-directeur de l’évaluation et de l’assurance qualité au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Omar Haroun, en marge de la journée dédiée à la norme ISO 9001, sous le thème « De l’engagement à la certification» organisée par l’École nationale supérieure (ENSA). « Nos diplômés sont très demandés à l’international, mais il est essentiel de pouvoir le prouver. Ce programme renforce la crédibilité et la visibilité de nos établissements », soutient-il. Pour accompagner les universités, des formations de quatre jours sont prévues à Oran et à Médéa du 1er au 5 février 2026. « Nous avons aussi élaboré un guide pratique pour faciliter cette démarche », précise Omar Haroun. Le programme prévoit également la création d’une Agence nationale d’assurance qualité ainsi que le développement des compétences pour l’ISO 21001 entre 2027 et 2028.
Aussi la certification ISO 9001 permettra d’unifier les méthodes de travail à l’échelle nationale et internationale et d’ouvrir davantage les universités à des projets internationaux. « L’année dernière, l’Université Kasdi Merbah de Ouargla a obtenu la certification ISO 9000, ce qui marque une avancée importante», rappelle-t-il. Le responsable insiste sur le rôle du ministère dans la diffusion de l’information et des formations : « Notre vision est claire : mettre à disposition des établissements toutes les explications possibles pour réussir la certification. Le processus ne vise pas la perfection, mais l’amélioration continue», précise-t-il.
Moderniser la gestion des établissements et améliorer leurs performances
De son côté, Karim Kiared, de l’École supérieure des affaires (ESA), partage l’expérience de son établissement. « La qualité ne se limite pas à des discours. Elle se traduit par des preuves concrètes et des documents précis », explique-t-il. « Chaque action est décrite et chaque processus formalisé. Chaque responsable dispose d’une fiche détaillée pour suivre les procédures et résoudre rapidement les problèmes», poursuit-il. Et d’ajouter : « Il est impossible de certifier tout l’établissement en une seule étape. Chaque périmètre est traité séparément avec des rapports clairs. La qualité doit être partagée et documentée. Si elle n’est pas formalisée, elle n’existe pas». Karim Kiared insiste également sur la valeur ajoutée de la certification : « Un système de management de la qualité qui ne valorise pas l’établissement et ne lui apporte pas un plus est un processus mal conçu», relève-t-il
La deuxième session est consacrée aux initiatives internes. Adel Salhi (ERCM) et Brahim Bouchareb (ENSA) présentent l’état d’avancement du projet de certification ISO 9001 à l’ENSA et l’expérience de l’ERCM. Les échanges soulignent « l’importance de l’adhésion collective et de l’engagement des ressources humaines pour réussir ce processus ». Les débats ont enrichi la réflexion sur les mécanismes de qualité dans l’enseignement supérieur. Cette journée constitue une étape majeure pour l’ENSA vers la certification ISO 9001 et la consolidation d’une culture qualité au sein de l’établissement. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale visant à améliorer la gouvernance universitaire et à promouvoir une culture de management fondée sur l’amélioration continue. Le directeur de l’ENSA, Tarik Hartani, souligne « l’importance de l’adoption des normes internationales pour moderniser la gestion des établissements et améliorer leurs performances».
Amokrane H.