Vers la valorisation des porteurs de projets de l’intérieur de l’Algérie

Vers la valorisation des porteurs de projets de l’intérieur de l’Algérie lors du Algeria Job Summit qui se tiendra du 17 au 19 janvier courant à Sétif.

La 19e édition du Salon national de l’emploi, de la formation et de l’entrepreneuriat, Algeria Job Summit, se tiendra du 17 au 19 janvier 2026. Placé sous le patronage du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que du ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, cet événement organisé par la société C3 Culture & Communication, en partenariat avec l’Agence nationale de valorisation des résultats de la Recherche et du développement technologique (ANVREDET) se déroulera pour la première fois en dehors d’Alger.

Il sera organisé au Palais des Expositions El Maâbouda, dans la wilaya de Sétif sous le slogan: «Les compétences de l’Est au service de l’industrie nationale», reflétant son objectif de mettre en valeur les talents et compétences de la région au service de l’économie nationale.

Plus de 40 exposants participent

Un choix stratégique que justifie Mustapha Ouallouche, directeur de l’agence Culture & Communication, organisatrice de l’événement. «Le salon est historiquement organisé à Alger», indique-t-il. Mais, «sur demande des entreprises et du public, l’idée de régionaliser le salon s’est imposée naturellement», précise t-il, soulignant que «le thème de cette édition porte sur les métiers du futur à savoir l’innovation, l’industrie et les compétences régionales, un axe en parfaite adéquation avec les défis de la quatrième révolution industrielle».

L’événement réunira, selon Ouallouche, plus de 40 exposants, comprenant des entreprises locales et internationales, des organismes de formation, des start-up, des incubateurs, des universités et des clubs scientifiques. Il se déroulera sur une surface d’exposition de 1.200 m². Les domaines d’activité et le public ciblé concernent l’emploi, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, les start-up et incubateurs, les structures d’accompagnement, les entreprises industrielles et technologiques, ainsi que les étudiants en recherche d’emploi et les porteurs de projets. Le choix de la ville de Sétif n’est pas anodin. «Sétif est un grand pôle industriel, la 3e ville du pays après Alger et Oran, mais surtout un véritable carrefour régional», souligne Ouallouche.

Cette initiative s’inscrit, selon lui, «dans une démarche de décentralisation des activités, visant à rapprocher les dynamiques nationales des écosystèmes régionaux et à activer l’intelligence collective territoriale». Des professionnels venus de plusieurs wilayas, y participeront dans le but de renforcer les compétences locales et d’encourager l’entrepreneuriat régional, avec un accent particulier sur les secteurs d’avenir, l’industrie électronique, les technologies appliquées et les compétences comportementales (soft skills).

«L’événement proposera des innovations à forte valeur ajoutée, à travers de nouvelles activités telles que la Journée du défi, des ateliers de recrutement, des tables rondes intelligentes et des parcours de développement professionnel, mettant en avant les compétences comme moteur du potentiel humain et levier de la relance économique par le développement des compétences», explique le directeur de Culture & Communication. «Il ne s’agit pas d’un simple salon d’exposition, mais d’un véritable écosystème de l’emploi», fait-il remarquer, estimant que cette approche globale répond aux attentes concrètes des jeunes et des entreprises.

Innovation et IA au rendez-vous

Le salon accueillera, par ailleurs, de nombreuses conférences et séminaires, notamment des débats sur l’avenir de l’emploi, l’entrepreneuriat, le travail indépendant, ainsi que sur les tendances de la formation continue pour les années 2025/2026. À cela s’ajouteront des ateliers pratiques dédiés à l’employabilité, au financement et à la création d’entreprise. Le salon comprendra également une compétition visant à récompenser les meilleurs auto-entrepreneurs et les porteurs de projet innovants, tout en promouvant l’initiative «de l’école à la création d’entreprise», la formation accélérée et l’insertion professionnelle. Des rencontres avec des experts internationaux sont également prévues, autour des compétences clés et des tendances de l’intelligence artificielle, mais aussi de la durabilité du commerce électronique et de l’économie du futur.

Dans cette continuité, l’événement consacrera une Journée du défi, au cours de laquelle seront présentés les meilleurs projets portés par de jeunes chercheurs et étudiants, désireux de transformer leurs idées innovantes en start-up prometteuses. «Nous avons reçu un nombre important de candidatures et retenu les 15 meilleurs projets», indique Ouallouche, précisant que ces projets bénéficieront d’un coaching intensif avant leur présentation finale devant un jury composé de spécialistes.

Les projets technologiques à fort potentiel seront sélectionnés selon des critères rigoureux, tels que l’innovation, la faisabilité, l’impact, la capacité de leur mise en œuvre et la cohérence stratégique. Les participants retenus bénéficieront d’un accompagnement intensif assuré par des experts en entrepreneuriat et en innovation. Le meilleur projet recevra un prix d’encouragement, ainsi qu’un appui technique personnalisé pour l’aider à atteindre ses objectifs.

Pour Ouallouche, cette édition s’inscrit également dans une dynamique d’adaptation aux mutations technologiques. «Nous voulons démontrer que l’intelligence artificielle n’est pas une menace, mais un levier de transformation des métiers», affirme-t-il. Selon lui, «l’IA ne supprime pas l’emploi, elle le reconfigure», ce qui rend nécessaire la formation des compétences pour accompagner ces évolutions.

Assia Boucetta

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