Larbaa Nath Irathen remporte le concours de l’”amazighisation” des collectivités locales

La commune de Larbaa Nath Irathen remporte, jeudi, la quatrième édition du concours de l’”amazighisation” des collectivités locales, coïncidant avec la célébration de l’An amazigh 2976.

La commune de Larbaa Nath Irathen succède à celle de Bounouh qui avait remporté l’édition précédente de ce concours.

Participation de 56 communes

Quant aux deux autres places du podium elles sont revenues successivement aux  communes  de Tizi-Rached (2ème) et de Mizrana  (3ème). Une fois encore, cette nouvelle édition dont la cérémonie s’est tenue au niveau de l’hémicycle Rabah Aissat de l’assemblée populaire de wilaya (APW) a été l’occasion pour la commission en charge de l’organisation de ce concours mise en place par cette APW de souligner cette nécessité de passer à une autre  étape.

Ce concours vu la participation de 56 des 67 communes après que les lauréates des trois dernières éditions n’ont pas eu à concourir tel stipulé par le règlement de ce concours. Un concours qui a pour objectif d’inciter les APC à faire usage de la langue amazighe dans les espaces publics, à commencer  par leur propre siège mais aussi  à l’effet de maintenir le processus du renforcement de l’utilisation de tamazight dans les édifices publics, signalisation et indications routières ainsi que toute transcription de pancartes, panneaux, autres supports et documents administratifs. Et ce avec un intéressement financier d’une dotation allant de 1 à 2 millions de DA.

 2, 1,5 et 1 millions de DA pour les les communes lauréates

Ainsi, les communes lauréates de cette quatrième édition repartent avec une cagnotte respectivement de 2, 1,5 et 1 millions de DA. Pour rappel, les communes inscrites à ce concours ont été évaluées par une commission installée à cet effet. Une commission qui a entamé ses visites sur les lieux le 03 décembre 2025 pour les achever  le 04 janvier dernier. Notons enfin que cette édition a été dédiée au militant Mohamed Belaid (1887-1970). Ce dernier est né en 1887, au village Ait R’houna.

Très doué pour l’étude des langues, en maîtrisant, d’ailleurs, parfaitement l’arabe et le français, il a été, après sa réussite dans un concours, nommé, en 1912, comme interprète dans la région de l’Ahaggar où il a ouvert la première école pour enseigner les bases élémentaires des langues à des enfants. C’est en 1979 qu’il a été rappelé à Dieu et a été enterré en son village natal aux côtés de son unique fille.

Rachid Hammoutène

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