Le barrage Bouroumi double son volume d’eau

Les récentes précipitations ont doublé le volume d’eau du barrage Bouroumi, assurant un approvisionnement en eau potable et des solutions pour l’irrigation agricole.

Les fortes pluies de ces dernières semaines ont eu un impact positif sur les ressources en eau dans la wilaya de Blida. Cet apport pluvial important vient dissiper cette inquiétude sur la rareté de l’eau et garantir un approvisionnement suffisant en eau potable pour les habitants dans les prochains mois, en offrant de multiples solutions pour l’irrigation agricole. Selon Abdelkrim Allouche, directeur des ressources en eau de la wilaya de Blida, les pluies abondantes qui ont revitalisé les sources de l’Atlas de Blida, ont augmenté leur débit et doublant leur niveau d’eau et la majorité fonctionnent désormais à plein régime.

Un réseau de sources et de réservoirs bien alimenté

«La production des sources était d’environ 20.000 m3 par jour, et après les récentes pluies, elle a doublé pour atteindre environ 45.000 m3, soit plus que notre capacité d’absorption. Ce surplus aura, toutefois, un impact positif sur la nappe phréatique et l’environnement en général», a indiqué le responsable qui souligne que  Blida compte 15 sources exploitables, dont la quasi-totalité est déjà utilisée.

Celles situées dans des zones reculées alimentent des sources principales et de petits réservoirs. Il est à noter que l’eau de source alimente également les oueds (cours d’eau saisonniers) exploités, comme c’est le cas pour l’oued Chiffa. Un réservoir, situé dans le quartier de Sidi Medani, alimente la commune de Chiffa, tandis qu’un autre, dans le quartier de M’gtaa LAzraq, alimente certains quartiers des communes de Hammam Melouane, Bouinan, Ouled Slama et Bougara.

Quant au barrage de Bouroumi, qui fournit de l’eau potable aux communes de Blida et d’Alger, il se remplit progressivement. Il a récemment reçu environ 7 millions de mètres cubes d’eau et son niveau devrait encore monter dans les semaines à venir.

Perspectives pour le barrage Bouroumi et El Affroun

«Avant les récentes pluies, le barrage de Bouroumi contenait environ 13 millions de mètres cubes. Son niveau a baissé en raison de la sécheresse, mais sa capacité de 170 millions de mètres cubes lui permet encore d’accueillir un volume d’eau plus important», a déclaré  Allouche, en précisant qu’actuellement, ce barrage est exclusivement dédié à l’approvisionnement en eau potable. Avant les années de sécheresse, la quasi-totalité de la plaine occidentale de la Mitidja était irriguée grâce a ce barrage.

Concernant la commune d’El Affroun, située près de ce barrage et qui a souffert de pénurie d’eau ces dernières années, une station de traitement des eaux est en construction et sera opérationnelle dans les prochains mois. Cette station alimente le barrage en eau en attendant le raccordement à un réseau d’eau de mer dessalée. Outre l’amélioration de la production d’eau potable, les pluies ont apporté des solutions aux agriculteurs de la wilaya de Blida.

Soutien à l’irrigation et préservation de la nappe phréatique

De petits réservoirs, comme celui d’Amroussa dans la commune de Bouinan, fourniront de l’eau d’irrigation aux exploitations agricoles des environs. Le responsable confirme que l’Office national de l’irrigation était intervenu pour réparer les dégâts causés au canal d’irrigation reliant l’ouvrage hydraulique de Hammam Melouane au barrage de Douira, à Alger. Ces dégâts avaient coupé la route entre les communes de Bouinan et de Chibli.

Le transfert d’eau vers ce barrage, utilisé pour l’approvisionnement en eau potable, reprendra d’ici à quelques jours. L’approvisionnement en eau du barrage sera également renforcé par la hausse du niveau d’eau dans le bassin du fleuve El Harrach. «Grâce aux abondantes pluies qui ont permis d’irriguer les cultures et les exploitations agricoles, les agriculteurs ont renoncé à utiliser les puits. Cela permet à la nappe phréatique de se reconstituer et son niveau va également remonter», a souligné le responsable des ressources en eau dans la wilaya de Blida, en rappelant qu’il est essentiel de préserver cette nappe pour sa pérennité et d’utiliser les eaux de surface et l’eau de mer dessalée, compte tenu de leur disponibilité.

M.Benkeddada

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