Vers un traitement définitif des locaux à usage professionnel inexploités à Tipasa

Vers un traitement définitif des locaux à usage professionnel inexploités à Tipasa, avec des solutions pour booster l’activité économique et améliorer le cadre de vie.
Le problème des locaux à usage professionnel non exploités constitue une des préoccupations des autorités locales de la wilaya de Tipasa. Récemment, le wali de Tipasa, Mohamed Amine Ben Chaoulia, a inscrit dans son agenda une importante réunion qui se tiendra dans les prochains jours, afin de passer en revue le dossier relatif aux locaux à usage professionnel non exploités à travers les communes de la wilaya.
C’est ce qu’il a annoncé dernièrement lors de la tenue de la quatrième session ordinaire de l’APW, au cours des débats succédant à la lecture du rapport de la commission du développement local, de l’équipement, de l’investissement et de l’emploi de l’APW, relatif justement à l’état des lieux des locaux à usage professionnel en question. «Dans les tout prochains jours, nous allons programmer une réunion de travail pour étudier dans les moindres détails le dossier des locaux à usage professionnel non exploités, et ce, pour trouver les solutions adéquates à chaque cas», annonça-t-il.
Une mobilisation des autorités locales pour le développement
En plus de la secrétaire générale de la wilaya, du président de l’APW, les chefs de daïra et les maires, toutes les directions en relation avec le dossier assisteront à la séance du travail qui sera présidée par le wali.
Pour ce dernier, le traitement de ce dossier est l’une des priorités des pouvoirs publics, à l’instar de celui relatif à la conformité des bâtisses dans le cadre de la loi 15-08 ou bien du dossier de l’assainissement du foncier agricole.
Son importance est, en effet, corrélativement liée au développement local et l’essor socio-économique de la wilaya. «Dès solutions conformes à la réglementation en vigueur doivent être apportées aux problèmes sur lesquels bute le traitement du dossier», souligne le chef de l’exécutif de la wilaya.
Vers une exploitation optimale des locaux
Autrement dit, on ne tolèrera, désormais, aucun retard dans le traitement des situations, quand bien même depuis la prise en charge de ce dossier, nombreuses sont les situations qui ont été débloquées pour l’exploitation des locaux à usage professionnel. Que ce soit en les transformant en des équipements et structures publics pour répondre aux besoins des populations locales ou bien en y relançant des activités de manière à booster la dynamique économique locale.
Selon les rédacteurs du rapport en question, 2.037 locaux à usage professionnel sont répartis à travers les 28 communes que compte la wilaya de Tipasa. Parmi ce nombre, 1.053 locaux sont exploités et en situation d’activité.
148 locaux, squattés et transformés en habitations
En revanche, 984 locaux à usage professionnel sont fermés pour des motifs liés à leur situation de dégradation ou à leur éloignement et leur inadéquation pour abriter une activité professionnelle. Aussi, certains des locaux inexploités, au nombre de 148, ont été squattés et transformés en habitations.
Toutefois, des locaux ont été par la suite récupérés, selon le même rapport. Le même document mentionne également que des locaux ont été déjà transformés en des établissements et équipements publics.
Des initiatives locales pour redynamiser les communes
Une louable initiative qui doit se poursuivre pour optimiser davantage l’usage des locaux inexploités et qui peuvent servir de structure pour améliorer le cadre de vie du citoyen à Tipasa. C’est le cas par exemple à Sidi Ghilès où 12 locaux constituent désormais le siège d’une salle de soins et huit autres transformés en salle de sport. À Attatba, 12 locaux font office après aménagement d’un groupe scolaire et deux autres accueillent une salle de sport.
À Douaouda, plus précisément dans le nouveau quartier, des locaux s’étaient transformés en un repère pour les délinquants. Désormais, une école coranique ainsi qu’une salle de prière ont vu le jour. À Aghbal, grâce à l’exploitation des locaux laissés à l’abandon, cette commune montagneuse dispose de sa propre auberge de jeunesse.
Amirouche Lebbal