L’EN de handball se qualifie aux demi-finales de la CAN 2026 et au Mondial 2027

La sélection algérienne de handball arrache, mardi à Kigali, sa qualification pour les demies-finale de la CAN 2026 et pour la phase finale du Mondial 2027 également.
L’EN fait d’une d’une pierre deux coups grâce à sa victoire ô combien méritée face à l’Angola (27-22, mi-temps 14-10), dans le cadre du tour principal de la CAN 2026.
Un Ayoub Abdi des grands jours
Dès le coup d’envoi du match, les Verts étaient plus agressifs en défense par rapport aux rencontres précédentes. La défense avancée (3-3) et la (6-0) a été majoritairement appliquée avec une rigueur qui a surpris les Angolais. Les débuts de la rencontre ont été réussis par un Ayoub Abdi des grands jours. L’arrière droit du Nantes (D1 française) a permis au sept national de prendre après cinq minutes de jeu deux buts d’écart (3-1). Sans complexe et poussés par les parades du gardien Mohamed Merouane Bouziane, les coéquipiers de Benhalima continuaient à défendre et faire des blocs sur les arrières angolais et sur le demi-centre.
Etouffés, les coéquipiers de Manuel Joaquim ont été menés presque tout au long de la première période. Toutefois, ils ont profité d’un passage à vidé des Verts, qui ont joué pour quatre minutes en infériorité à quatre joueurs, puis à cinq. Ce qui a laissé le champ libre à l’adversaire pour prendre l’avantage (8-7). Mais ce fut momentanément, puisque les Hamdi and Co sont revenus vite dans le match avec leur bras tireur par excellence, Abdi Ayoub en l’occurrence. Dès la 25e minute, la sélection nationale prend l’avantage de trois buts (13-10). N’étaient les erreurs techniques, dont quelques mauvaises passes, les capés de Salah Bouchekriou auraient pu creuser encore l’écart. Regroupés et fermant les ouvertures face aux arrières de l’Angola, ils ont pu rentrer aux vestiaires avec quatre buts d’avantage (14-10). Une avance qui n’était pas aussi possible sans les arrêts décisifs du gardien Bouziane. Pour sa première expérience africaine, il a déjà donné satisfaction en tant que la révélation de ce tournoi.
L’aspect mental a été capital
En deuxième période, les Benhalima and Co ont connu un réveil des Angolais. Avec un manque d’agressivité en défense sur le poste de pivot, les Verts vont faire face au retour de leur client au tableau d’affichage. Après avoir été menés par trois buts d’écart (17-14), les Chicola José Patricio and Co égalisaient (17-17) dès la 12e minute. Il aura fallu pour le driver national Bouchekriou de remettre ses poulains dans le match. Outre les time-out pris au bon moment, il a aussi insisté sur la défense regroupée et de récupérer un maximum de ballons. Des efforts titanesques ont été fournis par les Tuniques Vertes pour reprendre au plus vite l’avantage. Ce qui a été fait à partir de la 13e minute. Depuis, le sept national n’a laissé aucune chance à son client, qui espérait réduire le score au fil des minutes. Avec un (20-17) à la 16e minute, l’équipe nationale est arrivée à augmenter son avance jusqu’à quatre points (23-19) après 21 minutes de jeu.
Conscients que dans un match de handball tout peut basculer en quelque secondes, le maestro Abdi et ses coéquipiers ont profité de quelques pertes de balles faciles des Angolais pour creuser l’écart en fin de rencontre à cinq buts (27-22). Une victoire précieuse qui permet ainsi aux Verts de frapper d’une pierre deux coups, à savoir avoir une place dans le dernier carré et être parmi les 32 équipes mondialistes lors du championnat du monde 2027. La volonté d’acier avec laquelle ont joué les coéquipiers de Guemida Adel montre qu’un travail psychologique a été fait, soit depuis la lourde défaite face à l’Egypte. Chaque joueur qui était incorporé durant la rencontre apportait un plus en attaque et en défense. Même en passage à vide, les Verts ont su comment se reprendre pour terminer le match avec une avance de cinq buts. Pour dire que la défaite lors du premier match face au Nigeria n’ait été qu’un accident de parcours. Ceci dit, le fait de passer en demies ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Car, la sélection nationale aux sept titres africains doit toujours jouer pour le titre. Et, ça aurait été inadmissible de voir les Verts jouer seulement pour la 5e place qualificative également pour l’échéance mondiale.
La Tunisie ou le Cap-Vert en demi-finale ce jeudi
«Ce fut un match extrêmement difficile. Nous n’avions pas d’autres alternatives que de gagner par trois buts d’écart, ou plus. Dieu merci, nous avons réussi à l’emporter et accomplir la mission. Je remercie tous mes coéquipiers, ainsi que le driver national et tout le staff. Nous étions concentrés tout au long du match. Nous avons perdu des balles qui nous auraient permis de sceller le score en début de la deuxième période. Je lance un message à notre public, qui était déçu par rapport aux résultats du match précédent. Il faut rester derrière cette équipe nationale, notamment dans les moments difficile», affirme Redouane Saker à la fin du match.
En tant que 2e du groupe 1, le sept national devrait affronter soit le Cap Vert, ou la Tunisie. Une demi-finale qui s’annonce palpitante. Que ce soit les Capverdiens, ou les Tunisiens, les protégés de Bouchekriou savent ce qu’il faut pour passer en finale pour la 2e fois consécutive. Il s’agira de faire un remake du match face à l’Angola notamment sur le plan défensif, ainsi que de revoir le même bon rendement du gardien Bouziane.
Adel K.