Les Verts sur un goût d’inachevé

C’est fini pour les Verts dans cette Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025).
Partis au Maroc en quête d’une résurrection sur la scène continental après les deux échecs successifs des dernières éditions (2021 et 2023), les Verts voient ainsi, leur aventure dans ce tournoi s’arrêter dès le stade des quarts de finales après la défaite concédée face au Nigeria, samedi à Marrakech (2-0).
Les Verts privés d’un penalty
Dans cette partie âprement disputée, ce sont les Super Eagles qui sont les mieux entrés dans le bain, en mettant à rude épreuve la défense algérienne. Il faut dire que le pressing haut et très intense exercé par les hommes d’Eric Sékou Chelle sur le porteur de la balle aura gêné considérablement les Hicham Boudaoui et consorts qui peinaient à trouver leurs marques et à développer leur jeu habituel, commettant de nombreuses imprécisions techniques. D’ailleurs, une mauvaise relance de Ramy Bensebaini faillit profiter au remuant, Ademola Lookman, dont la frappe enroulée finit sa trajectoire dans les gants de Luca Zidane (23’).
Sept minutes plus tard, c’était au tour de Ramy Bensebaini de sauver sur sa propre ligne de but, une tête de Bassey (30’). Les situations chaudes se multipliaient dans le camp algérien mais Adams avait mal ajusté son tir alors qu’il s’était présenté complètement seul devant le portier de l’EN (37’). A la fin de la première mi-temps, dominée outrageusement par les Nigérians, les Verts étaient tout heureux d’avoir pu garder leur cage inviolée même s’ils pouvaient aspirer à un penalty suite à une main d’un défenseur adverse dans sa propre surface sans que la Video Assistance à l’Arbitrage (VAR) n’intervienne (14′).
2 buts encaissés en 10 minutes
Après avoir longtemps résisté aux assauts répétés de la meilleure attaque du tournoi avec 12 buts en quatre rencontres, l’arrière garde des Fennecs finira par plier. On jouait en effet, la 47’, lorsque sur un centre précis d’Onyemaeshi, Victor Osimhen sauta dans un timing parfait pour placer un heading victorieux. Les hommes de Vladimir Petkovic qui avait pratiquement reconduit le même onze aligné, face à la RD Congo en huitièmes, avec un seul changement au milieu du terrain (Ramiz Zerrouki a la place d’Ismaël Benacer, blessé), n’étaient pas au bout de leur peine d’autant qu’ils allaient encaisser un second but, dans la foulée, œuvre d’Adams (57’).
Dos au mur, coach Petkovic décida alors de jouer le tout pour le tout en incorporant ses habituels jokers, Adil Boulbina, Anis Hadj Moussa, Baghdad Bounedjah, puis Himad Abdelli et Redouane Berkane dans l’espoir d’apporter du sang neuf et secouer un compartiment offensif, trop timide, jusque-là. Mais rien n’y fit. Ce sont au contraire les coéquipiers du robuste, Wilfried Ndidi qui se montraient encore dangereux, en témoigne cette tète d’Adams, renvoyée par le poteau (82’). Supérieur dans tous les secteurs du jeu, le Nigeria qui gardait en mémoire la fameuse demi-finale perdue lors de la CAN 2019, en Egypte, a eu sa revanche. Il ira défier le Maroc, pays hôte, en demi-finales. Quant à l’Algérie, pourtant considérée comme l’une des sélections les plus solides de cette CAN eu égard à son bilan honorable (3 victoires, 1 nul et 1 défaite), elle quitte la compétition sur un goût d’inachevé.
Mehdi F.