Athmane Ariouet signe son grand retour

Icône de la comédie algérienne, Athmane Ariouet signe son grand retour. Après des années d’absence, le génie de l’écran revient pour le plus grand bonheur du public.

Après une très longue éclipse du paysage artistique, une figure mythique du cinéma algérien, Athmane Ariouet en l’occurrence, refait surface, à la grande satisfaction des mordus du 7e art, voire de  tout le peuple. En effet, le grand comédien est nouveau au cœur de l’actualité culturelle, à la fois derrière et devant la caméra.

«Ana Berri Win»: un projet très attendu

La nouvelle a été rendue publique samedi dernier par le ministère de la Culture et des Arts, à l’occasion de l’annonce de la liste des réalisateurs bénéficiaires du soutien public à la production cinématographique.

Parmi eux, Athmane Ariouet signe son retour en tant que metteur en scène, avec un projet de long-métrage intitulé «Ana Berri Win», une réplique devenue culte, prononcée par le personnage de Makhlouf Bombardi au début des années 1990 dans le film «Deux femmes». Depuis, cette tirade est entrée dans le langage populaire algérien.

Un accueil chaleureux des internautes

Ce retour, aussi discret que symbolique, a été unanimement salué par les internautes qui ont exprimé leur enthousiasme et leur émotion face à la réapparition de celui qu’ils considèrent comme le maître incontesté de la comédie algérienne. Sur les réseaux sociaux, de nombreux hommages ont également été adressés à la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, dont l’action a été largement mise en avant par des acteurs de la scène culturelle.

Selon ces derniers, la ministre serait intervenue directement auprès du ministre des Finances afin de permettre, à titre exceptionnel et avant la fin de l’année, le financement de plusieurs projets artistiques et littéraires. Cette démarche a ouvert la voie au soutien de ces manifestations et œuvres culturelles, sous l’égide des institutions du secteur.

L’appui destiné aux associations est, quant à lui, annoncé pour l’année 2026. Ce contexte confère une résonance particulière à la liste des projets retenus.

Une liste de projets diversifiés et prometteurs

Aux côtés d’Athmane Ariouet figurent d’autres noms marquants du cinéma national, notamment Merzak Allouache avec un film intitulé «Sablothérapie», Khaled Bennaoum avec le projet «Dafra», ainsi qu’Imane Ayadi, Ali Mouzaoui, Anis Djaad et Abdelkrim Chakrouche, porteurs de nouveaux projets cinématographiques appelés à voir le jour au cours de l’année.

Le dispositif annoncé par le ministère ne se limite pas aux longs-métrages. Il englobe également des aides dédiées aux courts-métrages, aux films documentaires, à l’écriture de scénarios, à la postproduction et autres projets retenus dans le domaine théâtral. La démarche traduit la forte volonté de soutenir la création artistique dans toute sa diversité.

Amine G.

 

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