Célébration de la Journée internationale de la langue maternelle

La AALA célèbre la Journée internationale de la langue maternelle afin de promouvoir le multilinguisme et préserver la diversité culturelle à travers l’enseignement dans la langue d’origine.
L’Académie algérienne de la langue arabe (AALA) a organisé, dimanche dernier, à Alger, une conférence nationale intitulée «La langue arabe: fondements de la continuité et enjeux du renouveau», à l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, célébrée le 21 février de chaque année.
Présidant l’ouverture de la rencontre qui s’est déroulée à distance, le président du Conseil, Cherif Meribai, a déclaré que la célébration de cette journée, proclamée par l’Unesco, revêt «une portée humaine et culturelle profonde», rappelant «la valeur de la langue dans la vie des individus et des nations et le droit des peuples à préserver leurs langues en tant qu’essence de leur identité et de leur mémoire collective».
La langue arabe face aux défis du numérique
La célébration vise à promouvoir le multilinguisme, respecter la diversité culturelle et soutenir l’enseignement dans la langue maternelle, ainsi qu’à «sensibiliser aux risques de domination linguistique et d’exclusion culturelle et encourager les États à protéger leurs langues nationales et locales». Meribai a souligné la nécessité d’un enseignement équilibré, fondé sur la langue maternelle et ouvert aux langues du monde, ajoutant que la mondialisation numérique «impose aujourd’hui certaines langues comme langues de la science, de l’économie et de la technologie, mais cette réalité ne doit pas servir de prétexte à l’abandon de nos langues maternelles».
Il a également rappelé que la langue arabe, en tant que langue maternelle, dispose des atouts nécessaires pour être une langue de science, de pensée et de créativité.
Une série de communications présentées par des spécialistes et experts issus de différentes universités portant sur la langue arabe, son rôle dans la vie des peuples arabes, l’importance de son patrimoine et sa situation à l’ère technologique actuelle.