Offre de formation professionnelle: Un cercle vertueux voit le jour

Un cercle vertueux voit le jour dans l’offre de formation professionnelle à l’aune des mégaprojets structurants.
«La formation professionnelles représente l’épine dorsale du développement économique et un outil de transformation du potentiel humain jeune en richesse nationale, à travers l’adaptation de la formation au service de l’économie et des principaux secteurs de développement». C’est ce qu’a tenu à réaffirmer, récemment, Nacima Arhab, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, lors d’une journée parlementaire consacrée à son secteur au Conseil de la nation. De base, cette déclaration esquisse la quintessence de la cruciale mission dévolue à ce secteur, à l’aune de la transition vers l’émergence économique.
S’affranchir de la dépendance aux hydrocarbures
En effet, l’Algérie, qui a pris d’une manière définitive le cap d’un nouveau modèle économique, mobilise ses forces vives et son potentiel compétence pour réussir son arrimage. Ce ne sont nullement des perspectives aux contours indéfinis ou non quantifiables, mais des projections calculées et soutenues par une dynamique tous azimuts, boostée par une mécanique où s’imbriquent tous les secteurs, dont celui de la formation professionnelle qualifié à juste titre par Nacima Arhab, dans l’une de ses déclarations, de «réservoir de compétences nationales, un moteur socioéconomique important pour s’affranchir de la dépendance aux hydrocarbures ainsi qu’un vecteur de diversification économique».

Proprement dit, la formation et l’enseignement professionnels, à l’instar du secteur de l’enseignement supérieur, est, pour ainsi dire, entré de plain-pied dans sa phase la plus dynamique. Des performances qui doivent impérativement et continuellement former et fournir l’économie nationale en ressources humaines et en compétences techniques. À plus forte raison en cette période charnière où les mégaprojets structurants, la transformation numérique, les programmes de logements d’envergure, la consolidation de la base infrastructurelle nationale, la modernisation du secteur agricole et la sécurité hydrique constituent la trame solide du progrès économique.
Dans cette nouvelle configuration, l’Algérie a plus que jamais besoin de compétences à tous les niveaux et secteurs, pour garantir la relance de son économie loin de l’emprise des hydrocarbures. En misant sur des pôles miniers stratégiques pour devenir l’un des puissants moteurs de son économie, notre pays a de fait tracé la voie vers l’émergence. Gara Djebilet pour le fer, le projet du phosphate intégré de Bled El Hadba et la mine de zinc et de plomb de Oued Amizour sont naturellement le socle de la relance de l’industrie minière qui plus est à forte plus-value, dès lors que l’on prévoit à terme des installations de transformation et d’affinage.
Des investissements canalisent l’offre du marché du travail
Tout un puissant engrenage industriel connecté sera desservi de bout en bout par un réseau ferroviaire de dimension nationale. Afin de contribuer à faire tourner ce colosse, le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels a ajusté sa nomenclature et affiné ses offres de manière à répondre aux besoins économiques nouveaux. L’exemple nous vient de Tindouf là où le monde a assisté au réveil du géant de fer. Dans cette wilaya en plein essor socioéconomique, de nouvelles spécialités et filières voient le jour.
En prévision de la session de février, les établissements locaux de la formation professionnelle ont intégré de nouvelles offres chevillées à la vocation socioéconomique de la wilaya foncièrement tournée vers l’exploitation minière et du réseau ferroviaire. On y propose, entre autres, des formations dans le domaine de la géologie minière, de la topographie des mines, de la mécanique minière et la prévention et la sécurité minières ainsi que des spécialités inhérentes à la maintenance des équipements ferroviaires. Au final, c’est un cercle vertueux qui se profile à l’échelle locale avec des répliques identiques à travers le territoire algérien où projets et programmes d’investissements canalisent déjà l’offre du marché du travail.
L’adaptation des offres aux réalités économiques nouvelles ne s’effectue nullement sans un travail de large envergure en amont. Les pouvoirs publics, qui continuent à consolider la carte nationale du secteur, font de l’excellence de la formation une priorité en consacrant un encadrement performant et des équipements d’apprentissage en mesure d’outiller le stagiaire en savoir-faire et connaissances nécessaires pour être au service de l’économie. Ce qui est valable pour l’industrie des mines et valable pour les autres secteurs, à l’image du BTPH, des TIC, de l’agriculture et du dessalement de l’eau de mer.
Amirouche Lebbal
