CNIFC: Des besoins cruciaux en équipements

Le CNIFC signale que les céréaliers ont des besoins cruciaux en équipements agricole. Le SG détaille dimanche à Alger ces besoins.
Le secrétaire général du Conseil national interprofessionnel de la filière des céréales (CNIFC), Abdelghani Benali, détaille les besoins prioritaires en matériels agricoles des agriculteurs pour améliorer la production céréalière et les rendements, tout en précisant que le Conseil est en train de finaliser une synthèse qui sera prochainement transmise au ministère de l’Agriculture.
Acquisition difficile de pneus des tracteurs
«Nous avons été instruits, via le ministère de l’Agriculture, afin de recenser l’ensemble des besoins des producteurs à travers le territoire national. Cette synthèse, que nous préparons actuellement, permettra de donner un aperçu complet des équipements nécessaires pour les cultures stratégiques», explique Benali. Selon le responsable, l’agriculture, en particulier les cultures stratégiques, souffre d’un manque en matériel pour le travail du sol, le semis et la récolte. Les pièces détachées font défaut, obligeant parfois les producteurs à se tourner vers l’étranger.
Le coût des pneus des tracteurs a également explosé, passant de 60.000-70.000 à environ 200.000 DA, rendant leur acquisition difficile pour les agriculteurs. Pour améliorer les pratiques et les rendements, le CNIFC recommande la généralisation des équipements de semis de précision et semi-direct, qui permettent de réaliser en un seul passage plusieurs opérations sur les cultures, réduisant ainsi l’effort et le temps nécessaires.
Les machines devront être larges, performantes, et équipées, si possible, de technologies GPS pour un suivi précis. Abdelghani Benali souligne également l’importance de renforcer les coopératives agricoles, notamment les CCLS (Coopératives céréalières locales), pour centraliser l’approvisionnement en semences, engrais et matériel. Il propose un retour au statut initial de ces coopératives avec une gestion collégiale afin de réduire les coûts pour les agriculteurs et améliorer l’efficacité des campagnes agricoles.
Facteurs de rendement
Rappelant que les rendements dépendent du travail du sol, de la qualité des semences, des intrants agricoles et de l’adaptation aux conditions climatiques, il insiste sur la nécessité de rapprocher les chercheurs et scientifiques du terrain pour collaborer directement avec les agriculteurs et adapter les techniques agricoles à la réalité du terrain.
Pour le Sud, il estime que la moyenne de rendement ne doit pas descendre en dessous de 50 quintaux à l’hectare et plaide pour des subventions renforcées pour les équipements. Dans le Nord, il appelle à revoir le prix de référence des machines pour permettre aux producteurs d’acquérir davantage de matériel, et éviter que le matériel du Nord ne soit déplacé vers le Sud, perturbant ainsi les campagnes locales.
«La modernisation de la filière céréalière passe par des équipements performants, une meilleure organisation coopérative, un suivi scientifique adapté et une réelle prise en compte des conditions locales», conclut Abdelghani Benali. Selon lui, le CNIFC s’engage à finaliser la synthèse et à la transmettre au ministère de l’Agriculture afin de sécuriser les rendements et renforcer la production algérienne, tout en réduisant la dépendance aux importations.
A. Hamiche