Mercuriale: Le marché se porte bien, affirme la FAC

Le marché se porte bien, affirme la FAC à propos de la mercuriale mardi à Alger lors du forum d’El Moudjahid.

Le marché des fruits et légumes  est stable en termes de prix et de disponibilité à la veille du mois de ramadan, d’après la Fédération algérienne des consommateurs (FAC). Invitée du forum El Moudjahid, elle a confié n’avoir noté ni une hausse considérable de la mercuriale ni la frénésie habituelle de la part des consommateurs comme à l’approche du mois de ramadhan. «Nous remarquons aujourd’hui que le marché des produits alimentaires, agroalimentaires, des fruits et légumes et des viandes est équilibré en matière d’offre et de demande grâce aux efforts des hautes autorités», indique le président de cette association, Zaki Hariz.

Grande différence des prix des marchés de gros et ceux des détaillants

La hausse des prix des fruits et légumes au cours de ces derniers jours, rapporte Hariz, est minime par rapport aux années précédentes à la veille du mois de jeûne.

«Ça concerne surtout les produits agricoles hors saison dont les coûts sont plus élevés. D’une façon générale, le marché se porte bien, est bien pourvu», ajoute-t-il. Seul hic: «Nous déplorons une grande différence entre les prix des marchés de gros et ceux des détaillants. Des produits agricoles à 30 DA/kg au marché de gros sont commercialisés à 90 DA/kg chez les détaillants», précise-t-il, signalant avoir sollicité le ministère du Commerce et de la Régulation du marché national pour le plafonnement des prix des fruits et légumes, des légumes secs et des viandes aux marchés de gros. Selon lui, le plafonnement des prix devrait concerner plus les fruits et légumes.

Et pour cause, «l’Organisation mondiale de la santé recommande une consommation de 400 g/jour de fruits et de légumes», souligne-t-il. Côté viande, Hariz relève des prix ne dépassant pas les 370 DA/kg pour le poulet. Pour ce qui est des viandes rouges importées, il salue encore une fois les mesures prises par les pouvoirs publics pour rendre ce produit plus accessible aux citoyens avec des prix se situant entre 1.200 DA pour la viande bovine et 2.200 DA pour la viande ovine.

L’abattage des bovins et ovins importés vivants se fait en Algérie

«Importer les bovins et les ovins et les égorger dans nos abattoirs est une excellente décision, car ça rassure les consommateurs sur les conditions d’abattage d’une part et augmente les capacités de 15 à 20% de nos abattoirs, d’autre part. Il faudra poursuivre l’effort en termes d’investissements et d’utilisation de nouvelles technologies pour réorganiser les filières agricoles et animalières, notamment par la mise en place, notamment, de fermes intégrées», fait-il remarquer.

Par ailleurs, le président de la FAC insiste sur l’importance de la coordination entre le mouvement associatif et les autorités officielles. «Nous collaborons d’une façon très efficiente avec le ministère du Commerce, mais pas avec les autres départements ministériels, celui de l’Agriculture en particulier avec qui nous souhaitons coordonner pour peu que l’on nous le permette», révèle-t-il.

522 milliards DA de consommation durant le ramadan 2025

Le vice-président de l’association, Mohamed Abidi, relève, quant à lui, que selon une étude effectuée l’an dernier sur la base de 20 produits alimentaires, les citoyens ont consommé pour une valeur de 522 milliards DA durant le mois de ramadhan. Les viandes, les dattes et la pomme de terre représentent la moitié de cette valeur, soit 257 milliards de DA.

«En moyenne, les consommateurs achètent 10 produits /jour pour une valeur de 1.000 DA. Ce qui est plus que raisonnable. Si le pouvoir d’achat s’améliore, c’est bien grâce à la politique sociale de l’État qui consacre 20 milliards de dollars à la subvention des produits alimentaires. Nous pouvons dire que nous sommes arrivés à assurer notre sécurité alimentaire, car toutes les conditions, à savoir la disponibilité et l’accessibilité, sont réunies», conclut-il.

Farida Belkhiri

 

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