Usines de dessalement : L’ADC adopte des solutions innovantes pour maîtriser l’énergie

L’Algerian Desalination Company (ADC) engage une démarche résolue en faveur de l’amélioration de l’efficacité énergétique de ses installations de dessalement d’eau de mer.
Le dessalement de l’eau de mer étant une activité fortement énergivore, l’ADC a été amenée à adopter des solutions technologiques innovantes, telles que la technologie PX (Pressure Exchanger), également connue sous l’appellation de récupérateurs d’énergie, explique, mardi, Mouloud Hachelaf, assistant du PDG de l’ADC chargé de la communication dans une déclaration à l’APS, en marge du Salon des Energies renouvelables, des énergies du futur et du développement durable (ERA), qui se poursuit au Centre des conventions d’Oran jusqu’au 4 février.
30% des besoins énergétiques à partir du solaire
Ces équipements permettent de récupérer la pression générée au cours des différentes phases du processus de dessalement et de la transformer en énergie réutilisable, contribuant ainsi à une réduction de la consommation électrique estimée entre 40 et 50%, précise Mouloud Hachelaf. La technologie PX est déjà opérationnelle dans cinq usines à travers le pays, notamment à Oran, Tipaza, Boumerdes, El Tarf et Bejaïa, a-t-il souligné, ajoutant qu’elle sera systématiquement intégrée dans tous les futurs projets de dessalement. Par ailleurs, l’ADC, , filiale du groupe Sonatrach, a opté pour l’osmose inverse, considérée comme la technologie la moins énergivore comparativement aux procédés thermiques, tels que la distillation multi-étagée (MSF), contribuant ainsi à une optimisation globale de la consommation énergétique, a encore dit Hachelaf.
Abordant les perspectives à l’horizon 2030, le même responsable a indiqué que l’ADC ambitionne d’intégrer un mix énergétique plus durable, reposant notamment sur le recours au photovoltaïque pour l’alimentation partielle des stations de dessalement. L’objectif est de couvrir jusqu’à 30% des besoins énergétiques de chaque station à partir de l’énergie solaire. Un tel projet nécessite toutefois d’importantes superficies foncières, pouvant atteindre environ 30 hectares par station, a-t-il précisé. Des projets pilotes ont déjà été lancés, notamment au niveau de la station de dessalement d’eau de mer de Chatt El Hilal, à Aïn Temouchent, a-t-il rappelé, soulignant que l’ADC entend désormais passer à une mise en œuvre à plus grande échelle, de manière progressive et méthodique.
R. N.