Jeunes en situation précaire à l’étranger: Pour un suivi rigoureux

Un suivi rigoureux des jeunes en situation précaire à l’étranger est requis des Chefs de postes consulaires, mardi à Alger.

Les décisions prises en faveur des jeunes Algériens en situation précaire à l’étranger s’inscrivent dans cette dimension stratégique de la communauté nationale à l’étranger. «L’appel lancé par le président de la République aux jeunes Algériens se trouvant à l’étranger en situation précaire ou irrégulière constitue une preuve supplémentaire de cette sollicitude permanente», souligne le Premier ministre, Sifi Ghrieb, à l’ouverture de la conférence des chefs de postes consulaires, au ministère des Affaires étrangères. Et d’ajouter: «Cette décision requiert de votre part, en tant que chefs de postes consulaires, un suivi rigoureux de sa mise en œuvre».

Mise à jour des dispositifs organisationnels et procéduraux

Dans ce cadre, le Premier ministre estime que cette conférence constitue une occasion propice «pour réaffirmer le rôle essentiel que doivent jouer nos représentations diplomatiques et consulaires». Abordant les mutations actuelles, il tient à souligner «les transformations profondes qu’a connues notre communauté à l’étranger», estimant qu’elles «confirment la nécessité d’une adaptation et d’une mise à jour des dispositifs organisationnels et procéduraux».

Ces évolutions se traduisent par «une augmentation significative du nombre d’Algériens établis à l’étranger, la diversification de leurs pays de résidence, la variété de leur situation socio-économique, ainsi que l’évolution de leur rôle et de leur position dans les pays d’accueil», rendant «indispensable le renforcement et l’adaptation permanents du réseau consulaire».

Assurer une prise en charge optimale à la communauté algérienne à l’étranger

Réitérant la position de l’État, Sifi déclarera: «Je tiens à réaffirmer l’engagement total de l’État à assurer une prise en charge optimale de la communauté nationale à l’étranger, à la protéger et à rester à l’écoute de ses préoccupations». Et de préciser que le rôle des postes consulaires ne saurait se limiter à la seule prestation de services administratifs, évoquant les défis liés «à la montée de l’islamophobie, du racisme et des crises identitaires».

À ce titre, «le poste consulaire se doit d’assumer son rôle culturel et scientifique», afin de répondre «au besoin pressant et croissant des membres de la communauté, en particulier des générations nées à l’étranger, de connaître l’histoire et la culture algériennes». Ce défi est étroitement lié, selon lui, à «la préservation de la dignité de notre communauté nationale et de son accompagnement face aux discriminations». Dans ce contexte, «il est impératif d’intensifier les efforts visant à promouvoir les cadres de dialogue et d’interaction entre les différentes composantes de la communauté», afin de «renforcer les valeurs de solidarité» et «d’encadrer et d’accompagner les talents et compétences».

Assia Boucetta

 

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