Les missions prioritaires des consulats

Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, explique les missions prioritaires des consulats algériens lors de la Conférence des Chefs de postes consulaires, mardi à Alger.

Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, indique que les ateliers prévus dans le cadre de la conférence des chefs de postes consulaires permettront «d’identifier les principales préoccupations exprimées par les membres de notre communauté et de formuler les solutions appropriées». Il s’agira également «d’élaborer une feuille de route visant à renforcer le rôle de notre communauté dans l’édification nationale et à accroître sa participation à la vie nationale».

«Poursuivre la simplification des procédures administratives»

Concernant les principaux axes devant retenir l’attention des participants, il a indiqué qu’il fallait «renforcer et consolider le principe de protection de nos citoyens à l’étranger, où qu’ils se trouvent et en toutes circonstances, préserver leurs intérêts et renforcer leurs liens avec la patrie», puis, ajoute-t-il, «poursuivre la simplification des procédures administratives afin de garantir des services consulaires de qualité et d’adapter la gestion consulaire aux évolutions que connaît la communauté nationale à l’étranger».

Dans ce sens, il estime que «renforcer la transformation numérique des services consulaires constitue un pilier fondamental de la réforme du système consulaire». Il fait, en outre, savoir qu’il était nécessaire «d’anticiper et d’élaborer des solutions pratiques répondant aux besoins de notre communauté à l’étranger, notamment dans les domaines économique, culturel et de la communication». Dans ce cadre, le Premier ministre a rappelé que l’obtention de résultats concrets concernant ces objectifs «constitue une nécessité impérieuse».

Renforcer le soutien à l’investissement

Il est également attendu de l’appareil consulaire de dépasser la logique bureaucratique pour devenir «un véritable levier de développement», indique le Premier ministre, précisant que cela passe, en premier lieu, par «la promotion du climat des affaires et de l’investissement en Algérie et la mise en valeur des opportunités offertes par l’économie nationale». Pour Sifi Ghrieb, cette dynamique implique également «la mise en place de mécanismes permettant aux membres de la communauté nationale à l’étranger de renforcer leur rôle dans le soutien à l’investissement et la réalisation de projets en Algérie».

Il rappelle également l’importance de «la promotion du produit algérien et le renforcement de sa présence dans les pays d’accueil, ainsi que l’animation de cellules de veille économique et l’accompagnement continu des opérateurs économiques nationaux». Cette démarche consulaire doit, selon lui, inclure «l’attention particulière accordée aux étudiants algériens à l’étranger et le renforcement des réseaux entre les compétences nationales expatriées et les institutions nationales de recherche et économiques».

Faciliter l’octroi des visas d’entrée en Algérie

Ghrieb insiste, dans ce sens, sur «la contribution au rayonnement culturel international de l’Algérie, à la promotion de son patrimoine culturel et civilisationnel et de la destination Algérie en tant que choix touristique authentique». Cela comprend également «la poursuite des efforts visant à faciliter l’octroi de visas d’entrée sur le territoire national aux catégories concernées», ajoute-t-il.

Dans ce sillage, il appelle les participants à «formuler des recommandations opérationnelles», précisant que leur mise en œuvre devait se faire «selon un calendrier précis, que le Gouvernement s’attachera à suivre, accompagner et soutenir». Pour Sifi, il n’y a aucun doute, «les conclusions issues de ces travaux définiront une nouvelle orientation de la gestion consulaire, fondée sur la qualité, l’efficacité et la performance».

Assia Boucetta

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