Cisjordanie: l’entité sioniste appelé à revenir sur sa décision

L’entité sioniste est appelé à revenir sur sa décision de convertir les terres en Cisjordanie.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a condamné la décision du gouvernement  sioniste de convertir les terres en Cisjordanie occupée en ce qu’il appelle «propriété d’État», a déclaré, lundi, le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric, lors de la conférence de presse quotidienne. «Je peux dire que le secrétaire général (Antonio Guterres) condamne la décision prise par le gouvernement (sioniste) le 15 février de relancer les procédures d’enregistrement foncier dans la zone (C) de la Cisjordanie occupée», a poursuivi le porte-parole de l’ONU.

Dujarric a, en outre, averti que la relance des processus d’enregistrement foncier dans la zone (C) pourrait priver les Palestiniens de leurs biens et entraîner le risque d’étendre le contrôle de l’entité sioniste sur les terres dans la région. Le responsable de l’ONU a considéré la résolution et la présence continue de l’entité sioniste dans les territoires palestiniens occupés comme illégales et déstabilisatrices, appelant le gouvernement  sioniste à l’annuler. Il a également cité l’avertissement de Guterres selon lequel la «voie actuelle sur le terrain» sape les espoirs d’une solution à deux États, soulignant que toutes les colonies   sionistes en Cisjordanie occupée, y compris Al Qods-Est et son régime associé, «n’ont aucune légitimité juridique».

Préoccupations de la troïka arabo-islamique

De son côté, la délégation de la troïka arabo-islamique au niveau des délégués permanents auprès des ambassadeurs, coprésidée par l’ambassadeur de Syrie en sa qualité de président en exercice du Groupe arabe, l’ambassadeur de Turquie en sa qualité de président en exercice de l’Organisation de coopération islamique, et y compris l’ambassadeur de l’État de Palestine, Riyad Mansour, et les ambassadeurs d’Algérie et de Jordanie, et en présence des ambassadeurs et représentants du Qatar, du Bahreïn, du Koweït et de l’Arabie saoudite, ont tenu une réunion lundi après-midi, avec le secrétaire général des Nations unies, au siège des Nations unies à New York.

La réunion a discuté, selon l’agence  de presse palestinienne Wafa,  de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza, du Conseil de paix et des développements dangereux dans le territoire palestinien occupé, y compris les récents plans  sionistes d’annexer la Cisjordanie.

L’État de Palestine interpelle la communauté internationale

Suite aux interventions des diplomates syrien et turc au début de la réunion, le représentant de l’État de Palestine a longuement parlé des mesures régionales urgentes et des messages envoyés par les dirigeants palestiniens au secrétaire général de l’ONU et aux membres du Conseil de sécurité à cet égard, d’après Wafa.

Mansour a souligné, selon la même source, la nécessité pour le Conseil de sécurité de l’ONU et la communauté internationale d’adopter une position claire pour empêcher le gouvernement  sioniste de poursuivre sur sa voie actuelle, en particulier à la lumière du mépris persistant de l’entité sioniste pour les résolutions et obligations internationales, et à la lumière du consensus mondial rejetant l’annexion, appelant à prendre des mesures non conventionnelles pour arrêter la récente escalade   sioniste, et liant cela à la protection de la crédibilité des efforts de paix, y compris les efforts internationaux en cours pour arrêter le processus d’annexion.

Nécessité d’exercer une pression efficace

Lors de cette rencontre, le chef de l’ONU a souligné que les récentes décisions et mesures   sionistes sont illégales et inacceptables, et représentent une étape supplémentaire pour saper la solution à deux États, soulignant la nécessité d’exercer une pression efficace pour inverser ces décisions, conformément au consensus international rejetant l’annexion. Guterres a indiqué qu’il avait publié une déclaration ferme concernant les nouvelles mesures et décisions   sionistes.

Dans ce contexte, l’Union européenne(UE) a appelé, lundi, l’entité sioniste à revenir sur sa récente décision d’enregistrer de vastes zones de la Cisjordanie occupée comme étant sa «propriété», rappelant que «l’annexion est illégale au regard du droit international».

Une décision qui compromet la viabilité de la solution à deux États

S’exprimant  lors d’un point de presse de la Commission européenne, le porte-parole de l’Union a indiqué que «la décision de l’entité sioniste d’approuver le lancement d’un processus d’enregistrement foncier dans la zone C de la Cisjordanie occupée constitue une nouvelle escalade après des mesures récentes visant déjà à étendre son contrôle dans les zones A et B».

Soulignant que «cette décision compromet la viabilité de la solution à deux États», il a rappelé que «l’annexion est illégale au regard du droit international et c’est la raison pour laquelle l’entité sioniste doit revenir sur cette décision».

Synthèse Samira C.

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