Le CPJ dénonce le calvaire des journalistes palestiniens détenus

Une cinquantaine de journalistes palestiniens détenus dans des prisons de l’occupant sioniste affirment avoir subi des traitements dégradants.
Les journalistes ont été victimes des violences physiques et des négligences médicales, entre octobre 2023 et janvier 2026, selon un rapport du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rendu public jeudi. Au total, 58 interviewés ont déclaré avoir été victimes « de torture, de mauvais traitements ou d’autres formes de violence », écrit dans un communiqué l’ONG basée à New York.
Ces journalistes parlent de « menaces psychologiques, de maintien prolongé dans des positions douloureuses, d’exposition continue à des sons forts (musique, aboiements, bruits de bombes…), de coups et de violences sexuelles ». Ils décrivent aussi « des conditions de vie insalubres, la privation de nourriture (ayant causé une perte de poids moyenne de 23,5 kg) et des négligences médicales ».
La directrice de l’ONG, Jodie Ginsberg, insiste sur « l’ampleur et la cohérence de ces témoignages » et appelle la communauté internationale à agir. Par ailleurs, l’ONG a compté au moins 94 journalistes et un professionnel des médias palestiniens détenus entre octobre 2023 et janvier 2026, tandis que jusqu’au 19 février, 30 sont encore prisonniers.