Réouverture du passage terrestre de Rafah

Le passage terrestre de Rafah, au sud de la bande de Ghaza, a été ouvert, dimanche matin, pour permettre le départ de patients et de cas humanitaires, ainsi que le retour de Palestiniens bloqués en Égypte.

Selon l’agence de presse Wafa, la cinquième vague de patients et de cas humanitaires a quitté l’enclave après avoir été préparée par le Croissant-Rouge palestinien, en présence de représentants de l’Organisation mondiale de la santé.

Par ailleurs, la même cinquième vague de Palestiniens bloqués en Égypte est arrivée dans le hall côté égyptien du passage, avant d’être autorisée à entrer à Ghaza, a ajouté Wafa.

Depuis la réouverture du passage le 2 février, 145 patients et accompagnants ont quitté Ghaza, tandis que 98 Palestiniens bloqués à l’extérieur ont pu rentrer dans le territoire, selon la même source.

L’ouverture du terminal de Rafah entre dans le cadre du cessez-le-feu conclu le 10 octobre 2025, après une agression génocidaire sioniste de 2 ans. Cet accord est constamment violé par la partie sioniste qui impose également des restrictions sur l’entrée de l’aide humanitaire dans l’enclave.

Menace constante des violences

Les Palestiniens de la bande sont sous la menace constante des violences, de la famine, un accès limité aux soins de santé et une insécurité quotidienne persistante.

Selon des sources locales et des rapports humanitaires, plus de 2.000 civils Palestiniens ont été tués ou blessés, depuis l’entrée en vigueur de l’accord  le 11 octobre 2025. Ces incidents comprennent des tirs d’artillerie, des bombardements aériens et des incursions militaires, affectant des zones densément peuplées et aggravant une situation humanitaire déjà critique.

Hier, trois Palestiniens ont été tués dans le centre et le sud de la bande, victimes de tirs et de bombardements sionistes, a rapporté Wafa.

Selon des sources médicales, citées par l’agence de presse palestinienne, le jeune Nassim Abu Al-Ajine (20 ans) a été tué par des tirs de véhicules militaires dans la zone d’Abu Al-Ajine, à l’est de Deir Al-Balah.

Par ailleurs, la jeune Dalia Khaled Asfour est décédée des suites des blessures subies lors du bombardement de la maison de sa famille sur la rue Al-Dakhiliya, au centre de Rafah. Elle rejoint ainsi ses quatre enfants déjà tués pendant la guerre, d’après les mêmes sources.

Un 3e Palestinien a été tué, et un autre grièvement blessé, lors d’un bombardement sioniste sur Beit Lahia, dans le nord de la bande.

Avec ces trois nouvelles victimes, le bilan depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu s’élève à 579 morts et 1 .544 blessés, tandis que 717 corps ont été récupérés, selon les autorités médicales palestiniennes.

L’agence de presse Wafa a indiqué que «les zones de Khan Younès et de Rafah, au sud de l’enclave, étaient, depuis la matinée, la cible de raids aériens et de tirs d’artillerie de l’occupation», ce qui aggrave les souffrances des civils et accentue la crise humanitaire.

Synthèse Samira C.

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