Lancement des recherches sur les thérapies innovantes à Saïdal

Cap sur les technologies de nouvelle génération

Des recherches sur les thérapies innovantes sont lancées à Saïdal.

En effet, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouassim Kouidri, supervise, dimanche, le lancement des activités de recherche consacrées aux thérapies innovantes au sein du Centre de recherche, de développement et d’innovation du groupe industriel Saïdal (CRDIS).

Un virage vers les technologies de rupture

La démarche intervient dans un contexte marqué par la volonté des pouvoirs publics de repositionner l’industrie pharmaceutique nationale sur des segments à forte valeur ajoutée et de renforcer son intégration dans les technologies de pointe. Au cœur de cette dynamique figure un projet stratégique structurant, présenté par le directeur général adjoint de Saïdal, Mourad Benkhelfa. Ce projet repose sur un partenariat avec un opérateur iranien, disposant d’une expertise avérée dans la production des peptides, une technologie innovante utilisée notamment dans le traitement du diabète et d’autres maladies chroniques. L’objectif affiché est, selon lui, de localiser l’ensemble de la chaîne de valeur en Algérie, depuis la phase de recherche et développement jusqu’à la production industrielle. A l’occasion, le ministre a pris connaissance d’un exposé technique détaillé sur les projets engagés, avant d’inspecter plusieurs laboratoires spécialisés, équipés pour la recherche en biotechnologie et le développement de nouvelles approches thérapeutiques.

Contrairement aux schémas de coopération classiques, ce partenariat prévoit un transfert intégral de technologie. Le savoir-faire sera progressivement approprié, explique l’intervenant, par des compétences nationales, appelées à assurer la conduite complète du projet. Des chercheurs et ingénieurs algériens bénéficieront d’un programme de formation ciblé. Pour Benkhelfa, la formation constitue est le socle de cette démarche. Une stratégie de formation des formateurs a ainsi été engagée afin d’assurer un transfert technologique maîtrisé, durable et rapide. Le responsable a souligné que ce centre se veut un véritable hub de recherche, une première en Algérie et en Afrique dans le domaine des thérapies innovantes. Au-delà des peptides, la plateforme accueillera d’autres projets structurants. Parmi eux figure le lancement prochain d’une activité dédiée aux vaccins vétérinaires, dont le démarrage est annoncé dans les semaines à venir.

Biosimilaires et biotechnologies avancées

Parallèlement, le centre est engagé dans le développement de médicaments biosimilaires, notamment utilisés en oncologie. L’enjeu est de maîtriser l’ensemble du processus de production, y compris la biosynthèse, étape clé de la bioproduction moderne. A ce titre, 14 ingénieurs en biotechnologie ont été mobilisés pour piloter ces projets à caractère innovant. Pensé comme un espace de convergence scientifique, le centre sera étroitement connecté aux universités et aux centres de recherche. Il accueillera des travaux de fin d’études, des thèses de doctorat et des projets collaboratifs.

Le centre ambitionne également de constituer un point d’ancrage pour la diaspora scientifique algérienne, appelée à contribuer au développement des produits pharmaceutiques innovants sur le territoire national. A travers ces projets, Saïdal entend consolider les capacités nationales en biotechnologie et en recherche pharmaceutique de haut niveau. Une orientation en phase avec les priorités stratégiques de l’État, axées sur la souveraineté sanitaire, la maîtrise technologique et le développement d’une industrie pharmaceutique compétitive.

Samira Azzegag

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