Un taux de réponse de 93 % des ministères aux notifications du Médiateur

Le Médiateur de la République, Madjid Ammour, met en avant, lundi, la coordination étroite avec l’ensemble des secteurs ministériels dans la mise en œuvre de la transformation numérique au service du service public.
Cette dynamique s’est traduite, selon le Médiateur de la République, par un taux de réponse aux notifications ayant atteint 93,53 % à la fin de l’année 2025.
Consolidation d’une administration moderne
S’exprimant lors de l’ouverture du colloque national consacré à l’innovation et à la transformation numérique au service du service public, organisé à l’École nationale d’administration (ENA), à l’occasion du sixième anniversaire de l’institution,
en présence du ministre de l’Intérieur, de représentants des ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur, ainsi que de cadres et d’experts, le Médiateur de la République souligné l’impact de ce résultat.
« Ce résultat a eu un impact positif sur la prise en charge des préoccupations des citoyens, désormais analysées et exploitées pour améliorer la performance et proposer des solutions innovantes« , a-t-il affirme-t-il. Précisant que cette rencontre constitue une étape importante dans la consolidation d’une administration moderne, fondée sur la performance et l’excellence, Ammour appelle à faire de ce rendez-vous un espace d’échange d’expériences et de formulation de propositions concrètes.
« Le citoyen au cœur de l’action publique »
L’objectif est de traduire, énonce Ammour, « les principes de l’innovation et de la transformation numérique en programmes opérationnels assortis d’indicateurs mesurables ». Le thème du colloque, indique-t-il, « traduit la volonté de passer d’une gestion traditionnelle à une logique fondée sur la performance, l’efficacité et l’excellence ». Cette orientation s’inscrit, ajoute le Médiateur de la République, dans les grandes lignes fixées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le Chef de l’Etat, rappelle, « place le citoyen au cœur de l’action publique et des réformes engagées dans les services publics ».
Le Médiateur affirme, dans ce sillage, que « la numérisation n’est plus un projet différé ni un simple choix technique ». Et d’ajouter : « elle constitue désormais, un processus intégré, dont les effets sont visibles dans la vie quotidienne des citoyens ». Ces acquis, précise-t-il, ne représentent pas une fin en soi. Ils forment une base pour franchir une nouvelle étape placée sous le signe de l’innovation et de l’excellence dans la performance publique.
L’innovation, selon le Médiateur, n’est plus un luxe organisationnel ni une initiative isolée. « Elle est devenue une méthode de travail imposée par les mutations actuelles et par l’ambition d’une administration moderne, capable d’anticipation et de solutions efficaces », conclut-il.
Samira Azzegag