Comment gérer les premiers jours de jeûne?

Comment gérer les premiers jours de jeûne? Les premiers jours de jeûne sont souvent accompagnés d’une grande fatigue.
Des experts nous expliquent les raisons de cette sensation et livrent leurs conseils pour mieux la gérer. L’engouement pour le jeûne, qu’il soit d’ordre religieux, thérapeutique ou intermittent, ne cesse de croître. Ce pendant, les débuts peuvent s’avérer difficiles pour de nombreuses per sonnes, souvent marqués par une fatigue intense.
Une adaptation de l’organisme entre 48 et 72h
Quelles en sont les raisons et comment peut-on mieux y faire face? «La fatigue que l’on ressent lors des premiers jours de jeûne est une réponse physiologique normale», souligne le Dr Fetouh, médecin généraliste. L’organisme, habitué à tirer son énergie d’apports alimentaires réguliers, doit apprendre à fonctionner différemment en s’appuyant sur ses réserves. Ce changement métabolique nécessite un temps d’adaptation, généralement compris entre 48 et 72 heures.
Au cours de cette phase, la diminution du taux de glucose dans le sang, ainsi que les variations hormonales, peuvent entraîner fatigue, céphalées, irritabilité et difficultés de concentration. «C’est le signe que votre corps est en train de s’ajuster», ajoute le médecin. L’hydratation constitue la première recommandation des professionnels de santé. S’assurer de boire suffisamment d’eau aide à compenser les pertes hydriques, à éliminer les toxines et à atténuer significativement les maux de tête. Les tisanes non sucrées et les bouillons légers sont également conseillés.
Le sucre et le gras accentuent la fatigue
Le médecin recommande, par ailleurs, d’adapter son rythme de vie durant les premiers jours. Éviter les activités physiques intenses, privilégier des exercices doux comme la marche ou le yoga, et s’accorder des temps de repos lorsque le corps le réclame sont des stratégies efficaces. «Il ne s’agit pas de se surmener pour prouver quelque chose, mais d’accompagner son organisme dans sa transformation», soulignent les spécialistes.
La qualité des repas pris en dehors des périodes de jeûne joue un rôle crucial. Il est conseillé de privilégier des aliments à index glycémique bas, riches en fibres et en protéines, afin de fournir une énergie durable. Fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses et protéines maigres constituent des choix judicieux.
À l’inverse, les aliments trop sucrés ou trop gras peuvent accentuer la fatigue par effet rebond. Un sommeil suffisant et réparateur aide considérablement l’organisme à s’adapter. Les médecins recommandent de se coucher à heures régulières, d’éviter les écrans avant le coucher et de créer un environnement propice au repos.
Samira Belabed