Santé mentale et stress : Stratégies pour un esprit calme

Le mois sacré de Ramadhan est pour beaucoup un moment de spiritualité profonde, mais il peut aussi entraîner stress, fatigue mentale et perturbations du sommeil, surtout pour ceux qui doivent concilier jeûne, travail et responsabilités quotidiennes.

Comprendre ces effets et adopter des techniques simples permet de traverser ce mois avec sérénité et efficacité. L’un des aspects les plus touchés par le jeûne est le sommeil et le cycle circadien.

La modification des heures de repas et de prière, notamment le réveil tôt pour le s’hour et le coucher tard après les prières de tarawih, perturbe souvent le rythme naturel du sommeil. Ces changements peuvent allonger ou déplacer le cycle du sommeil, réduisant parfois la durée totale et affectant la vigilance durant la journée, ce qui se traduit par un sentiment de fatigue ou une diminution de la concentration pendant les heures de jeûne.

Le manque de sommeil réparateur impacte non seulement l’énergie physique mais aussi la santé mentale. Des troubles comme l’irritabilité, l’anxiété ou une baisse de motivation peuvent apparaître lorsque s’ajoutent privation de nourriture, horaires décalés et pression sociale ou professionnelle, et la diminution de la qualité du sommeil est liée à une augmentation des symptômes subjectifs de fatigue et à une altération temporaire de l’attention. En Algérie, des médecins et spécialistes encouragent une sensibilisation accrue à ces effets. Le psychiatre Farid Bouchene met en garde contre le lien entre troubles du sommeil et tension mentale durant le Ramadhan et conseille des pratiques pour mieux gérer son sommeil et réduire l’anxiété.

Par ailleurs, des spécialistes du sot expert en médecine du sommeil, comme le Dr Khalil Amrani, pneumologue et expert en médecine du sommeil, expliquent que les perturbations des habitudes observées pendant le Ramadhan, telles que le décalage du coucher et du lever ou les nuits fragmentées, peuvent entraîner une réduction de la concentration. Pour minimiser ces effets, il est recommandé de maintenir un horaire de sommeil régulier autant que possible en se couchant et en se levant à des heures proches chaque jour, de fractionner les périodes de repos avec de courtes siestes après le dohr pour compenser la perte de sommeil nocturne, de planifier les tâches exigeantes intellectuellement pendant les moments où l’énergie est plus élevée, souvent juste après le fajr ou en début d’après-midi, et de pratiquer des techniques simples de relaxation, comme la respiration profonde ou de courtes pauses régulières pour réduire le stress et garder la concentration.

A. G.

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