Un nouveau gestionnaire pour le marché de gros à Boufarik

Un nouveau gestionnaire prend en charge le marché de gros des fruits et légumes de Boufarik.
L’APC de Boufarik vient de passer la main de la location du marché de gros des fruits et légumes à un nouveau gestionnaire avec un montant de 32,5 milliards de centimes par an.
L’opération s’est effectuée après une adjudication qui s’est tenue en présence d’un huissier de justice et l’approbation des services de l’administration générale de la wilaya de Blida (DRAG). Il faut dire que l’opération de l’adjudication a été marquée par une concurrence terrible entre les adjudicateurs où chacun a voulu s’imposer pour obtenir la gestion du marché de gros qui engrange des milliards de centimes chaque année.
Enjeux financiers et régulation des prix
Pour le P/APC Mohamed Meghoufel, l’opération de l’adjudication s’est déroulée conformément à la loi. «Pour nous, c’est un budget en plus pour l’APC pour pouvoir réaliser certains projets au profit de la population de Boufarik», a indiqué le responsable de l’APC de Boufarik. Il faut le dire que le marché de gros constitue non seulement une source financière supplémentaire pour l’APC, mais aussi une solution pour les agriculteurs d’écouler facilement leur marchandise.
Parmi les priorités du ministère du Commerce dans le domaine de la gestion des marchés de gros, c’est la révision du statut du mandataire qui devient grossiste et qui impose le prix qu’il veut.
Un projet de délocalisation en attente
Selon certains responsables de la Direction régionale du commerce à la wilaya de Blida, «avant le mandataire prenait une marge de bénéfice qui varie entre 2 et 3%. Aujourd’hui, il passe au statut de grossiste qui lui permet de jongler avec les prix dont la marge de bénéfice ne baisse pas au-dessous de 10%. Cette importante marge de bénéfice contribue à la hausse des prix des fruits et légumes. Donc, il est nécessaire d’imposer la révision du statut du mandataire». Mais tout porte à croire que le marché devient encombrant pour une ville qui connaît, ces dernières années, un boom dans le domaine de l’urbanisme.
La ville de Boufarik ne supporte plus cette densité de la circulation routière, provoquée en majorité par la sortie et l’entrée des camions dans le marché. Les autorités locales et le ministère du Commerce ont, d’ailleurs, lancé une opération de délocalisation de ce marché vers la sortie est de Boufarik, mais il semble que le projet est resté dans les tiroirs des responsables. Pourtant l’assiette de terrain a été choisie et il ne reste que le financement du projet qui aurait été cédé à l’entreprise Magros, cette société de gestion des marchés de gros qui se distingue par son professionnalisme dans la gestion commerciale.
M.Benkeddada