Un tronçon de la pénétrante de Béjaïa bientôt livré

Les travaux du tronçon de la pénétrante de Béjaïa arrivent à leur terme, promettant une meilleure fluidité du trafic et un gain de temps.
La progression des travaux sur la pénétrante, qui relie la wilaya de Béjaïa à l’autoroute Est-Ouest au niveau d’Ahnif, dans la wilaya de Bouira, a atteint un point crucial avec la livraison proche du tronçon entre le PK 16 et le PK11 durant ce mois de février, selon l’annonce du wali de Béjaïa qui a effectué, mardi, une visite d’inspection sur le site du chantier.
Ce tronçon permet, en effet, une jonction avec la RN12 à travers l’échangeur actuellement en réalisation au niveau de la commune d’Oued Ghir, et qui est sur le point d’être achevé sur un sens d’abord, avant d’être ouvert dans les deux sens, selon la déclaration du wali. L’ouverture, même partielle, de ce tronçon permettra de faciliter grandement la circulation automobile, mais aussi de désengorger l’entrée de la ville de Bejaïa et ouvrir la voie vers le port pour la mine d’Amizour, et rendre la liaison entre Bejaïa et Alger encore plus fluide et rapide. Pour l’instant, aux heures de pointe, les usagers de l’autoroute sont contraints de tester leur patience au niveau des points de congestion.
Un chantier technique aux multiples contraintes
Actuellement, les travaux se concentrent essentiellement sur le segment allant du PK 11 à Oued Ghir au PK6 à Tala Hamza. Cette partie du dernier tronçon qui mène au port de Bejaia comprend plusieurs ouvrages d’art en raison des contraintes techniques que présente le terrain. Cette variante a été préférée pour réduire le nombre d’expropriations et préserver les terres agricoles, tout en contournant les zones marécageuses et inondables par l’oued Soummam. Ces travaux sont plus techniques et exigent plus de temps que le terrassement classique et sont financièrement plus coûteux. De plus, le déplacement des réseaux allongent substantiellement les délais de réalisation.
L’échangeur de Tala Hamza (PK6) s’avère primordial puisqu’il doit desservir la zone industrielle et faire aussi le lien avec le futur projet minier de zinc et plomb d’Amizour et Tala Hamza dont il est prévu d’exporter une partie du minerai extrait et transformé à travers le port de Bejaïa. Le dernier échangeur est justement situé à l’entrée du port. Il a été conçu dans le but de dérouter le trafic lourd hors de la zone urbaine dense du centre ville, et permettre aux engins d’accéder directement aux quais. Le tronçon entre le PK6 et le PK0 reste le défi majeur en raison du faisceau de contrainte qu’il concentre. Pour les autorités toutefois, l’essentiel est d’arriver à mettre en service la pénétrante jusqu’au PK6, prévue vers la fin de l’année en cours, ce qui permettra effectivement d’atteindre l’essentiel des objectifs assignés à cet axe routier en attendant de finaliser entièrement le projet une année plus tard, selon les projections établies.
Pour rappel, la pénétrante autoroutière est longue de 100 km. Réalisée par le groupement sino-algérien CRCC (Chine) et SAPTA (Algérie), c’est un axe en 2×3 voies, avec un tunnel bitube au niveau de Sidi Aïch, des viaducs et échangeurs au niveau de plusieurs agglomérations. Mise en service par tronçon, 89 km sont actuellement opérationnels. Le lancement des travaux a eu lieu en avril 2013 au niveau d’Ahnif à Bouira.
O.M.