Concours de recrutement des enseignants: Coup d’envoi de l’épreuve orale

Le coup d’envoi de l’épreuve orale au concours de recrutement des enseignants est donné mardi à Alger.
Le coup d’envoi des entretiens oraux du concours de recrutement des enseignants est donné avec plus d’1 million de candidats, à travers l’ensemble des wilayas. Les entretiens oraux du concours de recrutement des enseignants sur la base du diplôme pour l’année 2025 ont débuté dans une organisation exemplaire. 1.065.000 candidats concourent pour 40.500 postes répartis sur les trois cycles éducatifs, faisant de cette opération l’une des plus importantes jamais menées par le ministère de l’Éducation nationale.
Professionnalisme des membres des commissions
Ce dernier souligne l’importance de ce concours pour le système éducatif national et a salué la méthodologie adoptée pour la répartition des centres d’examen, conçue pour rapprocher les candidats de leur lieu de passage et améliorer leurs conditions d’accueil. Selon Youcef Ramdani, spécialiste des questions pédagogiques, toutes les mesures ont été prises pour assurer le bon déroulement de l’épreuve. «Chaque commission est composée de deux membres et dispose de listes de suppléants pour pallier toute absence, assurant ainsi le bon déroulement des épreuves», insiste-t-il.
Sur le terrain, au centre Aïcha Oum El Mouminine à Alger, une préparation étudiée jusque dans les moindres détails. Les salles sont entièrement aménagées pour accueillir candidats et commissions dans les meilleures conditions. La directrice du centre, Amina El Achachi, explique que chaque commission est dirigée par un inspecteur assisté d’un professeur de grade élevé, garantissant un encadrement optimal.
Dès les premières heures, l’affluence des candidats a été régulée grâce à un calendrier précis et des panneaux indicateurs, permettant un passage fluide et ordonné. Les candidats expriment leur ressenti sur le déroulement de cette étape cruciale. «Le professionnalisme des membres des commissions a permis de créer un climat propice à la confiance», souligne Sofiane Aradji, venu de Staoueli. Et d’ajouter: «Les questions ne portent pas sur la mémorisation, mais sur notre capacité à enseigner et à interagir avec les élèves».
Les «questions reflètent l’importance accordée aux compétences pédagogiques»
De son côté, Leïla Bouzid, candidate du même centre, affirme que les questions sont pédagogiques et permettent à chacun de montrer son savoir-faire. «L’accueil et l’organisation sont excellents, ce qui réduit beaucoup le stress», a-t-elle noté. Parmi les questions fréquemment posées figuraient: présentez-vous. Pourquoi avoir choisi le métier d’enseignant? Quelles sont les qualités d’un enseignant efficace? Comment stimuler la participation des élèves? Pourquoi ce cycle spécifique? Comment organiser l’utilisation du tableau en classe et quelle est la différence entre évaluation et contrôle continu?… «Ces questions reflètent l’importance accordée aux compétences pédagogiques et à la capacité d’adaptation des candidats face aux réalités concrètes de l’enseignement», souligne Youcef Ramdani.
Ce concours constitue une étape déterminante pour le système éducatif national, non seulement par le nombre exceptionnel de candidats mobilisés, mais aussi par la rigueur et l’exigence professionnelle qu’il impose. Les 40.500 postes proposés cette année traduisent l’effort continu du ministère pour renforcer les effectifs enseignants et garantir la qualité de l’éducation.
Samira Azzegag