Hommage à Youcef Merahi à Tizi Ouzou

La Maison de la culture de Tizi Ouzou a rendu un vibrant hommage à l’écrivain Youcef Merahi, figure majeure de la culture.

 Une année après son décès, le 28 mars 2025, l’image de Youcef Merahi est revenue hanter, samedi dernier, la grande salle de la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou.

Une cérémonie d’hommage organisée par l’Association des amis du Salon du livre d’Ath Ouacifs, de concert avec la Direction de la culture et des arts et le Haut Commissariat à l’amazighité (HCA), a permis à d’innombrables amis du défunt de parler de son parcours et de sa personnalité.

Devant sa famille, notamment son fils Ferhat Omar Cheikh (libraire chez qui Merahi modérait des rencontres littéraires), les auteurs Mohamed Attaf, Mustapha Rafai, qui a publié un livre sur la JSK, Lazhari Labter Mohamed Dahmani (chercheur universitaire), Yacine Zidane, Belkacemi Ahcène et Lilia, la nièce de Merahi, ont évoqué son amour et sa passion pour la culture et la littérature.

Ne manquait à l’appel que Lyès Aboulaiche, son ami de toujours souvent évoqué dans ses poèmes quand Merahi les lui dédiait, comme il le faisait pour Hamid Nacer Khodja disparu en 2016. La présence du premier aurait mieux fait connaître l’homme et le cadre de la nation. Les intervenants ont été unanimes à plaider pour la création d’une fondation «Youcef  Merahi» et la baptisation d’un espace culturel en son nom. La directrice de la culture et des arts nous a confié qu’elle ferait tout pour exhausser ses vœux.

Un engagement indéfectible pour la culture

Lors de son intervention inaugurale, Nabila Goumeziane a rappelé la disponibilité et l’amabilité du défunt, «un véritable ami de notre institution à laquelle il répondait toujours présent». Hamid Bilek, le vice-président de l’association précitée, a mis en avant «sa présence et ses encouragements au Salon du livre des Ath Ouacifs dont il était un excellent collaborateur». Il a tenu aussi à relever «le rôle de Merahi dans la promotion de la culture et de la littérature amazighs du temps où il officiait à la tête du HCA».

Farida Yacef, cadre supérieure au HCA, s’exprimant au nom de Si El Hachemi, son SG, a mis en avant «les valeurs humaines et le sens du dialogue de Merahi avec lequel nous avons beaucoup appris».

Au cours de l’hommage, deux vidéos ont été présentées. La première, réalisée par l’association organisatrice, est une sorte de rétrospective du parcours de Merahi, la seconde, par la Direction de la culture, évoque la cérémonie de recueillement.

«Bris de mémoire»: l’héritage d’un homme de plume

Enfin, un livre collectif édité par le HCA fut dévoilé. Il renferme une soixantaine de témoignages de ceux qui ont connu et côtoyé l’homme de plume à la personnalité attachante. Le titre se réfère à celui du livre de Merahi «Bris de mémoire» où il revisite l’histoire de Tizi Ouzou et participe, à sa manière, à la construction de la mémoire historique et identitaire de la tribu des Amraoua.

Après la présentation par Abdenbi Ramdane, un exemplaire a été remis à tous les présents conviés à l’ouverture de la journée à une exposition de photographies et coupures de presse. Ces dernières ont ressuscité le défunt dont la famille a été honorée par les organisateurs avec un portrait réalisé par un élève des ateliers de la Maison de la culture et un trophée.

Rachid Hammoutène                 

 

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