Fiat Algérie mise sur un écosystème durable

Fiat Algérie mise sur un écosystème durable. La stratégie du groupe Stellantis repose sur une vision à long terme.

L’industrie automobile en Algérie amorce une phase de structuration plus affirmée, portée par des acteurs majeurs tels que le groupe italien, Stellantis. Salim Ramdani, directeur général de Stellantis El Djazaïr, relève que  l’enjeu dépasse la simple production de véhicules: il s’agit de bâtir un écosystème industriel durable, capable de soutenir une croissance pérenne et compétitive. Intervenant en marge du salon Equip Auto Algeria, le responsable explique que la stratégie du groupe repose sur une vision à long terme.

Fiat Algérie vise un taux d’intégration locale de 30%

L’objectif est de développer une industrie automobile intégrée, en s’appuyant sur un réseau solide de partenaires locaux. Cette approche vise à répondre aux besoins du marché national tout en préparant une ouverture vers l’international. La montée en puissance de l’usine s’inscrit ainsi dans une logique progressive, fondée sur l’investissement, la formation et le transfert de compétences. Dans cette dynamique, Stellantis a déjà sélectionné 26 entreprises partenaires dans le domaine de la pièce de rechange, réparties entre production et après-vente. Ce réseau est appelé à s’élargir, à mesure que l’écosystème se renforce. L’objectif est de favoriser l’intégration locale, réduire les coûts logistiques et améliorer la durabilité des produits.

Salim Ramdani met en avant les atouts de l’Algérie, notamment une main-d’œuvre qualifiée, des ressources énergétiques disponibles et un tissu industriel en développement. «Ces éléments constituent une base solide pour construire une industrie automobile compétitive», soutient-il. Il insiste également sur les efforts fournis par les industriels locaux, qui investissent dans l’innovation afin d’atteindre les standards internationaux. Le taux d’intégration locale représente un indicateur clé de cette évolution. Pour le modèle Fiat Panda, il avoisine actuellement les 20 %, avec un objectif de 30 % à court terme. Cette progression témoigne d’une implication croissante des acteurs locaux dans la chaîne de valeur et d’une accélération du processus d’industrialisation.

Dans ce sillage, Ramdani souligne l’importance d’accompagner les partenaires locaux. Formation, mise à niveau industrielle et partage d’expertise sont essentiels pour garantir la réussite de cette transformation. L’ambition est de construire des relations durables, basées sur un partenariat équilibré. Par ailleurs, certaines entreprises nationales affichent déjà des ambitions importantes. À titre d’exemple, Fabcom vise une production annuelle d’1 million de batteries avec un taux d’intégration élevé, illustrant le potentiel du secteur.

A. Hamiche

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