Ramadhan 2026: Des prix cléments et une solidarité accrue

Lors du ramadhan 2026, les prix sont cléments et la solidarité s’est accrue en Algérie. Il ne reste que quelques jours pour la fin de ce mois sacré.
On peut d’ores et déjà affirmer, sans l’ombre d’un doute, que les Algériens n’ont pas souffert des problèmes qui habituellement perturbent la sérénité du jeune, et ils ont surtout fait preuve d’un esprit d’entraide et de solidarité durant ce mois de Ramadhan.
L’Algérien ouvre son cœur et son portefeuille
En premier lieu, les produits de première nécessité n’ont nullement manqué. Lait, pain, huile, farine étaient disponibles, à toute heure, et les étals débordaient de fruits et légumes de saison ou hors saison. Les files qui se formaient pour un sachet de lait ont disparu du paysage de nos villes et villages. Mais au bout de ce mois sacré, on retiendra surtout le formidable élan de solidarité émanant d’institutions publiques, notamment les ministères de l’intérieur, des Collectivités locales et des Transports et de la solidarité, d’APC et du Croissant rouge algérien (CRA). Ce dernier a ouvert à travers l’Algérie, pas moins de 624 restaurants servant chaque jour 100.000 repas.
Il a mobilisé aussi pas moins de 14.000 bénévoles à l’échelle nationale, dont la majorité sont des étudiants. Des initiatives privées ont accompagné ce mouvement dont ont bénéficié des familles à faibles revenus ou sans ressources. L’Algérien ouvre son cœur et son portefeuille et se montre compatissant avec son prochain. Les bienfaiteurs ne se comptent pas et rivalisent, souvent dans la discrétion, de générosité.
Dans les gares routières, les hôpitaux, sur les routes, les foyers pour les personnes âgées et les centres de rééducation, nul n’est oublié comme si jeûner sans penser à son prochain, lui tourner le dos est assimilé à un pêché, du moins à une grave négligence. Même les Zaouia se mettent de la partie en s’ouvrant aux passagers et des entreprises publiques ou privées se sont impliquées dans diverses actions. Si longtemps, les actions de solidarité se limitaient aux chefs lieux de wilaya, désormais toutes les communes disposent de ces espaces où se manifestent des valeurs humanitaires ancrées dans la société algérienne.
Ces moments de partage illustrent l’esprit de bienfaisance et de générosité qui caractérise cette dernière aux quatre coins du pays. «L’adhésion massive des jeunes aux différentes initiatives de solidarité lors des occasions sociales et religieuses est une preuve évidente de la cohésion du peuple algérien», avait relevé, à juste titre le ministre de la jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), Mustapha Hidaoui, lors d’une de ses sorties.
Le sens de la communauté et du partage
Le ramadhan métamorphose les marchés et la vie sociale. Douceurs sucrées et épices parfumées attirent beaucoup de clients qui redécouvrent dans les premiers les ingrédients pour la préparation de savoureux plats traditionnels. Mais les dépenses qui sont une caractéristique du Ramadhan ne font pas oublier pas sa dimension spirituelle.
Cette année, on ne compte pas les concours de mémorisation du Coran et les séances de dhikr qui ont contribué à apaiser les esprits. Hormis les accidents de la route qui continuent d’endeuiller des dizaines de familles le spectacle de rixes dans la rue, les comportements agressifs naguère très familiers ont quasiment disparu. C’est un ramadhan de tranquillité et de sérénité qu’auront vécu les Algériens.
A une époque ou les liens se sont distendus entre familles nos concitoyens par des visites aux proches, des ftours collectifs ont retrouvé le sens de la communauté et du partage prôné par notre religion qui recommande de cultiver la fraternité et le renforcement des liens familiaux. Comme de tradition, le regain d’activités culturelles a marque les soirées.
Des organismes sous tutelle des ministères de la culture et des arts et de la jeunesse ont proposé de riches programmes de détente et de loisirs durant les soirée ou le passage grands artistes Algériens ou étrangers comme Marcel Khalifa à l’opéra d ‘Alger et dans d’autres villes témoigne de cette vitalité qui ne se limite pas à Alger. Décidément ramadhan est un mois de bénédictions.
Samira Belabed