Ramadhan 2026 : Des prix cléments

L’ANCA et la FAC qualifient ce mois de Ramadhan de «clément» par rapport à celui de l’an dernier en termes de prix des fruits et légumes.

«Le point le plus positif au cours de ce mois de Ramadhan, est la disponibilité des produits de large consommation. Nous n’avons enregistré aucune plainte de la part d’un citoyen ou d’association sur le manque d’un produit dans aucune wilaya ou commune. Ce qui est une première !», indique le président de l’ANCA (Association nationale des commerçants et des artisans algériens), Hadj-Tahar Boulenouar.

Augmentation de la production agroalimentaire

Pour Hadj-Tahar Boulenouar, cette clémence trouve son explication dans l’augmentation de la production agroalimentaire notamment initiée par les entreprises nationales en prévision de ce mois de Ramadhan. A cela s’ajoute, selon lui, les dispositions prises à l’avance par les pouvoirs publics pour assurer la disponibilité et la stabilité des prix en mettant, entre autres, sur le marché, des quantités supplémentaires de matières premières et de produits de large consommation: sucre, poudre de lait, huile…

Dans ce sillage, il a évoqué les mesures entreprises par le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national pour garantir davantage la disponibilité et l’approvisionnement des marchés en produits de large consommation, à savoir la mise en place de plus de 500 marchés de proximité et la prolongation des périodes des soldes, entre autres. En outre, «la pluviosité abondante cette année a contribué aussi à approvisionner le marché à temps en fruits et légumes», estime-t-il. N’empêche qu’au cours de ces derniers jours, note-t-il, certains produits agricoles ont connu une flambée. «Les informations que nous avons obtenues font état d’un manque dans la disponibilité de ces produits, car les agriculteurs n’ont pas pu procéder à la récolte à temps en raison des conditions météorologiques», souligne-t-il.

Le président de la FAC (Fédération Algérienne des consommateurs), Zaki Hariz, reconnait également que ce mois de Ramadhan se distingue par la disponibilité et une certaine clémence dans les prix. Au cours des 15 premiers jours du moins, précise-t-il.

«A partir de la troisième semaine de ce mois de Ramadhan, et surtout ces derniers jours, nous avons constaté une hausse dans les prix des légumes et de la volaille. En dépit des bonnes initiatives prises par les pouvoirs publics pour réguler le marché des fruits et légumes, nous notons toujours des défaillances, le manque de contrôle sur le terrain, notamment. Nous avons d’ailleurs adressé une lettre aux ministres du Commerce et de l’Agriculture pour rapporter ces défaillances», signale-t-il.

Et d’ajouter : «Nous ne comprenons pas pourquoi la volaille est à plus de 480 DA/kilo alors que la loi stipule que son prix ne doit pas dépasser les 350 DA, voire les 370 DA/kilo au maximum. Mais pour ce qui est des produits agroalimentaires, le marché est très bien maîtrisé et la régulation est à la hauteur de nos attentes ».

Appel à durcir le contrôle

Concernant, par ailleurs, les instructions données dernièrement par la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, en prévision de la fête de l’Aïd El Fitr, relatives notamment au système de permanence et à l’ouverture des marchés de gros durant cette occasion, Hariz estime que c’est une excellente chose à condition que les agriculteurs jouent le jeu.

«Si ces derniers alimentent ces marchés durant la fête de l’Aïd, ça sera d’un grand apport pour les consommateurs qui souffrent d’habitude du manque de disponibilité durant cette période. Pour ce qui est de la permanence, le système fonctionne comme il se doit grâce à un contrôle rigoureux. En fait, si les mesures des pouvoirs publics introduites sur le marché des fruits et légumes et sur celui des viandes en faveur des consommateurs sont accompagnées par un contrôle tout aussi rigoureux, nous aurons atteint le niveau de la régulation nécessaire», affirme-t-il.

Toujours à propos de l’ouverture des marchés de gros durant la fête de l’Aïd, Boulenouar relève que c’est aussi un moyen pour assurer la disponibilité des fruits et légumes. «D’habitude, le système de permanence n’est appliqué qu’aux commerçants de détail. Mais cette année, il va s’élargir aux marchés de gros de fruits et légumes et permettre ainsi aux détaillants de s’approvisionner en ces produits», explique-t-il en appelant l’ensemble des commerçants concernés par la permanence de la respecter afin de ne pas pénaliser les consommateurs d’une part et ne pas courir le risque d’être sanctionné, d’autre part.

Farida Belkhiri

 

Bouton retour en haut de la page