Tizi Ouzou : Plus de 200 artistes foulent les scènes culturelles durant le Ramadhan

Dans son bilan du du Ramadhan 2026, la direction de la culture et des arts de la wilaya de Tizi Ouzou indique avoir donné l’opportunité à plus de 200 artistes d’animer des soirées du 21 février au 15 mars.

Ces artistes se sont produits sur les scènes des infrastructures sont sous la tutelle la direction de la Culture et des Arts de la wilaya, comme la maison de la culture Mouloud Mammeri et son annexe d’Azazga, au théâtre régional Kateb Yacine, la cinémathèque, la bibliothèque principale de lecture, les centres culturels d’Aïn El Hammam et Bouzeguène, les salles de cinéma «Djurdjura» de Tizi Ouzou et de Boghni, «Hoggar» de Draa Ben Khedda, «Afrique» de Larbaa Nath Irathen et de Tadmait.

Les grands artistes étaient là

«Nous avions tracé un programme culturel et artistique aussi riche que varié et pour tous les goûts pour tous les arts à l’effet d’offrir d’agréables soirées ramadhanesques aux citoyennes et citoyens de la wilaya», nous dira Nabila Gouméziane, la première responsable du secteur à Tizi Ouzou. Ainsi, la maison de la culture Mouloud Mammeri a abrité 13 soirées artistiques, dont le «la» a été donné par les lauréats de «El Han Wa Chaabab»; Zina Larab Ismahane Menacer et Aziz Rezgui.

Des soirées ont été animées par plusieurs artistes parmi les plus célèbres de l’heure comme Rabah Asma, Hacène Ahrès, Yasmina, le groupe Targui Tikoubaouine, Ali Amrane avec deux soirées, Taoues Arhab et Rabah Lani. Ce dernier a clôturé en apothéose ces soirées qui ont été programmés en solo ou avec un chanteur en ouverture. Il y avait aussi les plus anciens artistes qui restent cette avant-garde de la chanson amazigh comme Ouazib, Taleb Tahar Rabah Ouferhat, Ait Boumehdi dans une qaada animée par Belaïd Tagrawla.

Hommage à El Anka

Comme il a été organisé la ½ et la  finale du traditionnel concours «le talentueux» Ahcène Mezani, dédié  à la chanson chaabi.  Des soirées qui ont été aussi marquées par cet hommage rendu au maître de la chanson Chaabi El Hadj MHamed El Anka par deux de ses anciens élèves; Mahdi Tamache et Abdelkader Chercham durant la soirée du 27 février avec cette vente dédicace d’Abdelkader Bendameche avec ces écrits sur la chanson chaabi, dont un livre consacré justement au cardinal. Pour ces soirées, il ne manquait que les habitués de cette scène comme Ait Menguellet pris par d’autres engagements et Allaoua quelque peu souffrant.

La mythique salle «Djurdjura» de Tizi Ouzou a vibré au son du qcid avec les cheikhs Nacer Eddine Galiz, Omar Kheloui (fils du défunt Lounès Khaloui), Sid Ali Lekkam, Mohamed Mammar, Mohamed Chetouane et Omar Sahnoune, El Hadi El Anka, Moh Hessas et Moh Smail. Au niveau de l’annexe de la maison de la culture Mouloud Mammeri d’Azzaga,  le public a été convié à 12 soirées avec des plateaux de deux à trois artistes chaque soir animées par de nombreux chanteurs très appréciés, à l’instar de Ali Meziane, Dahmani, Ferhati, Kaloun, Bachi, Igman, Chaker et Sonia Amrani.

Le théâtre au rendez-vous

Pour les amoureux du 4ème art, ils ont eu droit à 18 représentations théâtrales et soirée Rap avec le jeune chanteur Mok Saib  au niveau du théâtre régional Kateb Yacine. Pour leur  part, les centres culturels Matoub Lounes de Ain-El-Hammam et  de Bouzeguène, des soirées artistiques et théâtrales ont permis aux populations locales de se divertir. Idem pour les autres salles de cinéma précitées  La cinémathèque de Tizi-Ouzou  n’a pas été en reste avec  la  projection de  12 films  pour les amateurs du 7ème art qu’ils soient adultes ou enfants, la tenue de deux ateliers cinéma et une séance de ciné-club.  D’autre part, la direction de la culture, n’a pas oublié les fans du 5ème    art avec  quatre ces soirées poétiques au niveau de la bibliothèque principale de lecture. Sans oublier bien évidement ces quatre week-end « nuits du conte » animés par  Tayeb Bouamar et Abdelkrim Arab qui ont été dans la Kabylie profonde au sein de 04 villages.

Des soirées cinéma très appréciées

Enfin, la direction de la culture de Tizi Ouzou a aussi initié des activités culturelles, artistiques et spirituelles au niveau de nombreuses communes en collaboration avec les associations culturelles et les comités de village. Quant aux bibliothèques, elles étaient ouvertes au profit des lecteurs tout au long du mois de Ramadhan, où des activités culturelles ont été, également au rendez-vous. A l’issue de ce mois sacré du Ramadhan, Nabila Gouméziane, tout en insistant sur la satisfaction de tous les goûts qui a été le leitmotiv de cette programmation,  a tenu à relever «le professionnalisme de tous les artistes et musiciens mais aussi l’amabilité du public qui a été exemplaire durant toutes les soirées organisées à son profit».

Autre professionnalisme à mettre en exergue est celui des travailleurs du secteur de la culture sur tous les sites qui ont accueilli toutes ces activités. En effet, leur tact, malgré des journées et des soirées éreintantes, a fait que toutes les soirées se sont déroulées sans qu’un quelconque incident ne soit signalé. Pour conclure, la même directrice a tenu aussi à souligner son engagement et sa disponibilité et de tous les personnels du secteur «à apporter un soutien total pour toute manifestation tant culturelle qu’artistique, permettant la mise en valeur du patrimoine matériel et immatériel et la promotion de la culture algérienne».

Rachid Hammoutène

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